29 février 2004 Inde Inde - Puri

Le temple du Soleil

Afin de profiter au mieux de cette dernière journée à Puri, nous avons décidé de louer deux motos pour se rendre au temple du Soleil de Konarak situé à une trentaine de kilomètres environ. Roi Marine et Eric seront à deux sur leur moto, tandis que Christophe chevauchera seul son monstre mécanique qui, reconnaissons-le, s'apparente plus à une mobylette ayant bien vécu, qu'à une Ducati en pleine force de l'âge. Mieux vaut de toute façon rester modeste, la maîtrise de cet engin lui étant à peu près aussi familière que les méthodes de pêche chez les Inuits au 17ème siècle. Pour nous rassurer sur le bon fonctionnement de sa moto, le loueur montre à Eric que son klaxon marche correctement. Nous voilà rassuré ! Clin d'oeil Ce n'est d'ailleurs pas le cas de celui de Christophe, dont le faible couinement ne peut que déclencher un pincement au coeur devant tant de détresse affichée.

Une fois le processus de démarrage maîtrisé, nous partons sur les routes en direction de Konarak. La conduite n'est pas trop difficile, la route n'étant finalement pas trop fréquentée (toute proportion gardée), et l'on prend rapidement un réel plaisir à conduire ces petites motos, à profiter du paysage, à ressentir la fraîcheur du vent et à éviter prudemment les bus roulant en face qui ont tout compris de la morale de la fable "Le loup et l'agneau".
L'indicateur de vitesse ne marchant pas, comme de toute façon dans la plupart des véhicules en Inde, Christophe peut fièrement rouler poignée en coin, en s'imaginant évoluer à des vitesses inaccessibles. Mais il lui faudra toute sa force de conviction pour convaincre Eric que oui il est à fond, et que non ce n'est pas de sa faute si une moto pourtant similaire à la sienne venait de le doubler en le laissant quasi sur place.
Au cours de notre promenade, nous enjambons quelques fleuves et longeons de magnifiques rizières dont le vert semble appartenir à une autre palette de couleurs. Au bout d'une petite heure, la mer s'annonce sur notre droite et nous finissons par arriver dans le petit village de Konarak.
Toute l'organisation du bourg semble construite autour du temple : échoppes, restaurants, hôtels. Comme de bien entendu, chacun essaye de nous attirer en ces lieux, avec force conviction. Après un thali revigorant, nous nous rendons au temple, dont le prix d'entrée anormalement élevé nous rappelle une fois de plus que nous sommes des touristes occidentaux...

Le temple est immense et très impressionnant. Il est couvert de sculptures qui nous rappellent beaucoup Kajuraho. Mais alors que les temples de Kajuraho ne comportaient qu'une minorité de sculptures érotiques, ici les artistes s'en sont donné à coeur joie et on laissé libre cours à leur imagination (ou à leur expérience Clin d'oeil). Aucune pudeur ici, et tout un joyeux petit monde de pierre s'ébat sans pudeur, sous le regard du passant curieux (culturellement, cela va sans dire), figé dans des attitudes parfois recherchées... Les sculptures sont très belles et possède la même sensualité qu'à Kajuraho.
De nombreux touristes indiens sont là qui visitent le temple. De jeunes enfants les accompagnent qui semblent plus intéressés par le spectacle que nous leur donnons que par les séances de gymnastiques acrobatiques offertes par les figurines du temple. De nombreux groupes d'Indiens nous demandent de poser avec eux pour une photo. Un simple retour des choses... Quelles têtes auraient-ils fait si nous leur avions réclamé quelques roupies ? Clin d'oeil

La visite terminée nous repartons enfourcher nos motos à la recherche d'une station service. On nous en indique rapidement une : un tréteau où sont posés quelques bidons d'essence. C'est le moment que choisit Eric pour tomber en panne d'essence. C'est ce qu'on appelle de l'optimisation ! Clin d'oeil Le carburant n'est pas donné et n'est manifestement pas à la portée de tous...

Une fois les réservoirs remplis, nous repartons vers Puri que nous atteignons sans encombre vers 16h passée. Une bien belle balade !
Nous récupérons les sacs à dos et empruntons un rickshaw pour nous rendre à la gare de bus. Une nouvelle fois, on nous fait le coup de nous emmener à la gare des trains (située à mi-parcours) et de jouer les étonnés. Il faut se montrer ferme pour que notre chauffeur finisse par nous emmener vers la station des bus. On finit d'ailleurs par tomber sur le nôtre à un croisement. On abandonne notre rickshaw et l'on saute dans notre nouveau moyen de transport, laissant derrière nous notre chauffeur qui essaye vainement d'alourdir sa facture et d'empêcher que l'on charge nos bagages.

Le bus est déjà bien rempli et tout le monde ne trouve pas place assise. Marine finira par se faire éjecter de son siège par une femme imposante décidée à déborder sans complexe sur sa place et devra passer une partie du voyage debout.
Une fois arrivé, nous regagnons notre hôtel aux chambres toutes neuves et dont le chauffe-eau défectueux n'a toujours pas été réparé (le sera-t-il seulement un jour...). En observant les matériaux utilisés, de faibles qualité, et le nettoyage approximatif bien que régulier des chambres, on se demande combien de temps encore, les chambres garderont cet aspect neuf. Après tout, nous avions été extrêmement surpris d'apprendre que notre hôtel de Varanasi n'avait que 2 ans. L'état des chambres laissait présager beaucoup plus... Un dernier dîner passé ensemble Larme et l'on se couche pas trop tard pour faire face à un lever plus que matinal. Endormi

Publié par Christophe
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