| 3 mars 2004 |
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Le vol se déroule sans encombre et je finis par me poser dans l'aéroport de Colombo. Il est 2h du matin. J'ai tôt fait de retrouver mes marques, vu les nombreuses heures que j'y ai passées à l'allé. La BMW de la loterie est toujours là, avec quelqu'un pour en vendre les billets, vaincu par le sommeil. De nombreuses personnes attendent dans les sièges leurs correspondances. Je décide d'être sage et demande à louer l'une des cinq chambres pour la nuit au sein de l'aéroport. Et je peux finalement m'endormir avec délectation sur les coups de 3h du matin. Autant d'heures de sommeil d'engrangées. ![]()
Je découvre le matin que mon avion a de nouveau 3 heures de retard (je crois que j'aurai été déçu s'il avait été à l'heure) et j'en profite alors pour me recoucher et augmenter mon capital sommeil. ![]()
Je finis par embarquer et me prépare à passer plus de 11 heures de vols dans l'avion. Je me consacre alors à la visualisation de films indiens que j'ai la joie de découvrir sur mon petit écran personnel. Le premier est un joli mélange d'amour et d'action. Le héros (haa... des comme ça on n'en fait plus) est commissaire de police, fort, courageux, viril et ne veut pas succomber à l'amour. L'héroïne est belle, de bonne moralité, est professeur de mathématiques, et si elle résiste au début, tombe rapidement amoureuse du commissaire de police. Après quelques chansons, ils finissent par se marier. Mais une sombre histoire de vengeance et de trahison met en péril le couple jusqu'au drame final. Un subtil mélange de Barbara Kartland et de Charles Bronson. Bien que stylisés, les rapports décrits, entre les hommes et les femmes sont assez frappants. Tout pourrait se résumer dans cette scène où l'héroïne ouvre les rideaux de l'appartement du héros en disant quelque chose comme : "Je ne dis pas que c'est comme cela que ça doit être, je dis simplement que la vie en sera plus gaie".
Un autre film s'intéresse cette fois à un groupe de jeunes où sont abordés l'opposition entre le mariage d'amour voulu par deux des jeunes gens et le mariage arrangé exigé par leurs parents. A cela s'ajoute l'importance des études, et le rêve de devenir des rock stars (qui se concrétise dans le film). Les chants et les danses qui émaillent les films sont plutôt bien faits. C'est rythmé, les mélodies vous rentrent facilement dans la tête et ce sont parfois de véritables clips à l'intérieur du film. Je me surprends à y trouver un certain plaisir. Les deux films restent très puritains et le baiser occidental (qui à la base n'est pas dans la culture indienne) n'est que suggéré... Mais ce qui frappe essentiellement c'est la violence (sans mauvais jeu de mots), parfois sanglante, mais surtout présente, physique, faisant partie du quotidien. Les scènes sont nombreuses où la colère amène les personnages à en venir aux mains, et cette violence ne semble être nullement condamnée...
Même s'ils ne sont pas d'un réalisme extraordinaire, il est clair que ces films n'en reste pas moins un reflet de la société indienne et mériterait que l'on s'y attarde un peu plus...
L'avion se pose finalement à Paris en début de soirée et une fois mon sac à dos récupéré, c'est un autre univers qui bien que familier s'éclaire sous un jour d'étrangeté. Personne dans les rues. Des files ininterrompues de phares sur les routes. Les lumières sont blanches et il fait froid...
J'ai emporté un petit bout d'Inde avec moi. ![]()
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