17 avril 2004 Cambodge Cambodge - Phnom Penh

Le plus vieil édifice de Phnom Penh

Matinée courses en cette veille de départ pour Claude et Quentin. Nous commençons par nous perdre dans le dédale du marché Psaar Tuol Tom Pong. Tissus, vêtements, bijoux, fausses antiquités, fleurs et étals de nourriture sont autant de merveilleuses couleurs qui contrastent avec le gris des pièces de moto et de quincaillerie. Surpris

Nous substituant à la chaleur, nous poursuivons dans un centre commercial climatisé. On y trouve en vrac quelques grandes marques. Déjà à Phnom Penh le culte de l'image et des apparences reprend ses droits abandonnés par la force des idées (et des mitraillettes) au milieu du XXe siècle, à l'exemple des lunettes de soleil, si populaires au Cambodge dans les années 50 et qui de nouveau se vendent comme des petits pains !

L'après-midi sera pour sa part résolument culturelle : première étape le Musée National. Ce petit musée bourré de charme, édifié en 1907 par Georges Groslier avec l'aide des derniers architectes traditionnels, est construits selon la plus pure esthétique khmère ; il vaut à lui seul la visite car il permet d'imaginer ce qu'étaient les constructions en matériaux périssables (bâtiments publics, monastères,...). Il comprend un ensemble merveilleux de pièces provenant des sites de Angkor. A chaque section, c'est l'un des temples que nous avons visité qui prend vie grâce aux très nombreuses statues précieusement préservées dans ce lieu sûr. Large sourire

Dans un deuxième temps, nous visitons les jardins du Palais Royal, ainsi que la salle du trône et la pagode d'argent. Le jardin abrite tout un ensemble extraordinaire de fleurs, d'arbre et d'arbustes. Roi Insolite au milieu d'édifices laqués aux toits torturés comme s'ils se tordaient sous la chaleur, un bâtiment de pierre et de fer attire les critiques de visiteurs américains. C'est un petit pavillon construit pour Napoléon III et offert au monarque cambodgien Norodom dont le monogramme N se trouvait coïncider avec celui de l'empereur.
Ironie de l'histoire, cette "maison de fer" démontable, très kitsch, représente l'unique vestige urbain antérieur au XXe siècle à Phnom Penh. Ironie

Nous finissons tranquillement la journée à admirer le coucher du soleil, une bière à la main et grignotant des cacahuètes. Roi

Publié par Eric & Marine
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