| 2 mai 2004 |
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Nous voilà donc prêts pour faire la route en sens inverse, sur cette redoutable piste rouge qui n'a pas l'air d'impressionner le chauffeur de taxi, grand gaillard rencontré hier soir et dont on nous a assuré qu'il faisait le trajet les yeux fermés. ![]()
Seulement voilà, ce matin à l'heure prévue, le même interprète nous explique qu'il manque 3 passagers pour rentabiliser le voyage et qu'il est finalement hors de question de lever le camp dans ces conditions... Fidèles à la stratégie adoptée en Asie du "ferme-mais-calme", nous signalons notre mécontentement face au non-respect des engagements de la veille et précisons qu'en aucun cas nous paierons pour tous les sièges vacants.
Adoptant pour sa part la tactique du calamar, notre intermédiaire bafouille quelques vagues explications foireuses avant de rejeter la responsabilité sur le chauffeur qui, de toutes façons ne parle pas un traître mot d'anglais. ![]()
L'état de siège est déclaré, nous avons pris possession du véhicule et notre mal en patience (il nous reste encore une journée pour atteindre la frontière avant expiration de notre visa...) quand, tout d'un coup, on nous tend un téléphone mobile.
Une voix familière : c'est Kannara !
Quoi ? Il sait que nous avons été refoulés à la frontière et que nous allons maintenant au Laos. Il dit que c'est bien et que nous pouvons partir maintenant, nous souhaitant bonne route ! ![]()
Nous reconnaissons alors le propriétaire du téléphone, il s'agit d'un associé de Kannara et que nous avions effectivement aperçu roder dans les parages sans faire le rapprochement. De fait, il prend lui-même place dans le véhicule qui se trouve instantanément et comme par enchantement rempli par 7 passagers, dont nous 2 à l'avant. ![]()
Notre chaperon ne parlant pas plus anglais que le chauffeur ou qu'un des autres passagers, nous n'aurons aucune certitude quant à ce qui venait de se passer et atteindrons Stung Treng sans encombre dans l'après-midi. Là encore et à notre grande surprise nous sommes accueillis par un des hommes de Kannara.
Mais la situation tourne vite au burlesque car il nous est impossible de communiquer : nous parvenons finalement à faire comprendre que nous connaissons une guest house et les visages se détendent, manifestement rassurés.
Nous réservons un bateau pour remonter le Mékong pas plus tard que demain matin jusqu'au Laos. Tout est prêt cette fois. Jusqu'au bout ce pays nous aura décidément réservé bien des surprises !
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...c'est un peu comme les aventures de Tintin et Milou, les aventures d'Eric et Marine.
sur 2 photos a banlung, on voit des vetements sur une sorte de mannequin sommaire en planche, vu le climat apparent ça n'est pas pour les faire secher...quel est le but?
Loic
Bonjour Loic ! Et bien c'est un peu mysterieux pour nous aussi. On a cru comprendre qu'il s'agissait d'une coutume chez certaines tribus de la region, vraisemblablement pour honnorer les esprits ! Une seule chose est sure : ce ne sont pas des epouvantails...