| 4 mai 2004 |
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Nous sommes donc finalement au Laos. Il va à nouveau falloir se familiariser avec une langue, une monnaie et des habitudes différentes. En apparence, le changement n'est pas frappant avec le Cambodge dont l'habitat et la mode lao sont très proches. Le paysage est aussi assez semblable, même si l'on perçoit la silhouette bleutée et plate de montagnes lointaines.
En revanche, la vie apparaît immédiatement plus cool ici : il est 6 heures quand nous entreprenons d'aller petit déjeuner mais tout le monde dort encore sur ou sous les tables du resto !
Faut-il imputer cette bizarrerie à l'orage tonitruant qui a tenu toute l'île éveillée une partie de la nuit ?
Non, après enquête, la vie s'avère mener ici un rythme différent, sans doute orchestré par certains des résidents, des Occidentaux établis depuis plus ou moins longtemps dans le coin et qui ont fini par prendre des allures de pirates.
Martin fait incontestablement partie de ceux-là : maigre, crâne rasé, tatoué et son petit singe sur l'épaule. Il est bien connu de tous, parle lao et est venu à Don Det après avoir roulé sa bosse dans les casinos malaisiens.
Depuis, il a été adopté par les locaux qui ont bien compris l'intérêt qu'ils avaient à faire gérer par un Occidental les transactions avec les touristes et c'est donc lui qui organise les soirées et les excursions, créant ainsi une bonne partie de l'ambiance sur place.
Vincent a aussi, comme d'habitude, su trouver sa place dans ce microcosme en donnant, tel Corto Maltese, un coup de main à droite et à gauche.
Le fait d'arriver au Laos par cette région isolée et rurale nous offre une image d'Epinal aussi hors du temps qu'inattendue. ![]()
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