| 17 mai 2004 |
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Le moteur de notre bonne vieille Minsk est rincé...
Nous espérons juste qu'il lui restera suffisamment d'énergie pour parcourir les 180 derniers kilomètres qui nous séparent de Hanoï. Notre moteur étant devenu incapable d'assurer la moindre reprise, nous prenons notre mal en patience pour atteindre notre vitesse de pointe de 60 Km/h. Le but est ensuite de maintenir cette allure autant que possible.
Tout autour de nous virevoltent motos, scooters, vélos, camions et voitures : c'est un ballet précis au rythme des klaxons tantôt aigus tantôt graves, mais toujours puissants. ![]()
Les chauffeurs de camions ont tous dû être formés en Angleterre : ils passent en effet la plupart de leur temps à rouler à gauche, même lorsqu'il n'y a personne à doubler sur la file de droite.
Quand, inévitablement, un véhicule se présente en face, le jeu consiste alors à tout faire pour l'impressionner afin qu'il quitte sa propre voie pour se réfugier sur le bas-côté ! Hilare, notre chauffeur de camion ne manquera pas d'afficher au passage le sourire fier du vainqueur. ![]()
Et quand soudain cette mécanique de précision s'enraye et que survient l'accident, tous les Vietnamiens s'arrêtent, perplexes, cherchant quel mauvais génie a bien pu si tragiquement mettre un terme à leur excitant ballet... ![]()
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Haaa, ces rizières... On ne s'en lasse pas !
Mieux vaut si j'ai compris, si l'on veut conserver une certaine sérénité, regarder le paysage que la route ;-)