30 septembre 2003 Syrie Syrie - Alep

Saint-Siméon

Nous traînons toute la matinée sur la terrasse de l'hôtel dans l'attente d'une hypothétique chambre où prendre une douche. Le manager nous explique qu'elles ne sont pas encore libérées puis qu'il faut les nettoyer puis encore réparer tout ce qui y est cassé...

A treize heures nous obtenons une chambre sans draps et dont la salle de douche fuit de tous côtés et la chasse d'eau ne fonctionne pas. Hum ! Mur

Assez perdu de temps, nous filons tous les quatre visiter Saint-Siméon.
Un chauffeur de taxi nous y conduit, marquant une première halte dans l'une des "villes mortes": construites au 6e siècle sur une route, elles ont été mystérieusement désertées, peut-être quand la route caravanière a changé ? Elles sont généralement en très bon état et parfois maintenant réinvesties par des familles kurdes.

Nous arrivons ensuite au monastère Saint-Siméon, construit autour du pilier sur lequel, au 4e siècle, Siméon, un fils de berger a passé plus de quarante ans de sa vie ! Respect
Ce site est merveilleux et remarquablement conservé. La lumière a beaucoup changé depuis notre départ. Elle est maintenant beaucoup plus douce, même en milieu de journée. Avec un environnement très rocailleux et vallonné, on pourrait presque se croire en Ecosse. Sur le chemin du retour, nous visitons une série de tombes romaines dont on distingue encore les motifs sculptés et servant d'aire de jeux à des enfants.

Notre chauffeur nous racontera sa vie, ses études d'anglais, sa carrière dans le tourisme et sa conscience d'être devenu différent des autres familles traditionnelles musulmanes et de ne plus pouvoir se marier. Surpris

Enfants des tombes romaines St Simeon Equipe à St Simeon Marine à St Simeon
Ville morte      
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29 septembre 2003 Syrie Syrie - Alep

Arrivée à Alep

Nous quittons Hama et arrivons à Alep en fin d'après-midi.
Les guides recommandent deux hôtels budget mais ils sont complets quand nous arrivons.
L'un d'eux, le Spring Flower, nous propose alors de dormir sur le toit en nous garantissant des chambres pour demain.
Quand même peu enthousiasmés par cette perspective, nous entamons avec Kuba et Kasia la tournée des hôtels du quartier. Finalement nous passons la nuit emmitouflés sur le toit après avoir constaté l'état déplorable de l'offre hôtelière économique dans cette ville.

kuba et kasia Nuit sur le toit à Alep    
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28 septembre 2003 Syrie Syrie - Palmyre

Palmyre

6 heures, Hama s'éveille.
C'est parti, nos amis polonais nous ont convaincu de les accompagner à Palmyre pour la journée. Il faut dire que la ville de la reine Zénobie est censée être le site le plus impressionnant de Syrie.
Etrange arrivée au bord d'une route devant un hôtel dont les sbires nous attendent Diable souriant. Vite fuyons !
Nous choisissons plutôt de prendre notre petit déjeuner dans un boui-boui infâme mais loin de l'hôtel en question. Peine perdue, l'addition est des plus salées : touriste quand je te tiens... Diable souriant
On se réfugie à l'office de tourisme. Le préposé et sa troupe nous déconseillent tout ce qui est payant sur le site (comme le musée par exemple) sauf à passer par ses services, moyennant des sommes astronomiques, plus de vingt fois au dessus de la moyenne ! Diable souriant Courage fuyons !
Si la visite de Palmyre est libre, l'entrée du principal temple est payante. Notre Lonely Planet prévient qu'il reste peu de chose de ce bâtiment mais Kuba et Kasia décident de le visiter. Il faut dire qu'ils sont étudiants et que les entrées leur coûtent un dixième du prix. Oh surprise ! Le cerbère de service leur refuse la réduction Diable souriant. Tout le monde s'en mêle. Sous nos yeux hallucinés Interloqué, la TV syrienne débarque : "Que se passe-t-il ?" Nous leur expliquons. Un coup de fil au directeur et nos amis ont leur réduction. Quant à nous, nous rentrons gratuitement, invités par l'équipe de journalistes qui fait un reportage sur le tourisme en Syrie. "Que pensez-vous de la Syrie et des Syriens ?" Marine fulmine Canon. Devant la gentillesse de nos interlocuteurs, nous nous détendons, nous rappelant les merveilleux moments passés à Damas. Apparemment nous avons fait bonne figure... Nous profitons enfin de ce site superbe et le sillonnons par nos propres moyens mais quand même, quel gâchis de mettre ces personnes peu agréables comme premier contact avec les touristes. Comme partout direz-vous mais à Palmyre, le manque de touristes les a rendus particulièrement agressifs.

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27 septembre 2003 Syrie Syrie - Hama

Hama

Nous faisons équipe depuis maintenant plusieurs jours avec nos amis polonais et quittons le Liban pour rejoindre Hama en Syrie.
Nous passons la journée à flâner le long de l'Orontes pour découvrir ces incroyables norias : gigantesques machines hydrauliques qui fonctionnent dans un vacarme inimaginable.
Hama est une petite ville dont le principal intérêt réside dans ces norias. En effet, la vieille ville a pratiquement été entièrement rasée dans les années 80 par le président qui a jugé bon d'employer les grands moyens pour juguler un début d'émeute. Oups ! Interloqué

Pour autant nous apprécions le confort de l'hôtel Cairo qui propose des chambres propres avec salle de douche et eau chaude pour un prix somme toute très compétitif. Et puis nous sommes au coeur d'un réseau routier menant à plusieurs sites.

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26 septembre 2003 Liban Liban - Tripoli

L'Île aux Lapins

Rien de tel qu'une journée de plage pour se remettre d'une pareille excursion ! Les guides sont unanimes sur le mauvais état des plages du Liban et c'est sans doute pour plaisanter que Kuba a émis cette idée. Mais, Michael nous a tellement vanté l'île aux Lapins, à une demi-heure en bateau du vieux port, que nous nous sommes laissés tenter.
C'est donc munis d'un copieux pique-nique que nous partons tous les six à l'assaut de cette île réputée paradisiaque. Nous débarquons sur une langue de sable blanc comme neige, limitée d'un côté par des eaux turquoise et de l'autre par une ancienne clôture barbelée !
Etrange site, encore et toujours jonché d'ordures pour nous rappeler que nous sommes bien au Liban... Nous voilà enfin au calme et nous apprécions tous cette fin de matinée. Il faut se déplacer avec prudence sur l'île car des débris de verre et de seringues parsèment la plage. De bien curieux lapins fréquentent l'endroit...
Pas un arbre pour offrir son ombre : nous passons notre temps dans l'eau. Vers quinze heures un bateau à moteur, trop content de trouver âme qui vive sur cette île déserte, débarque une famille nombreuse sous nos yeux médusés. Un bateau encore plus gros le rejoint et débarque, lui, des femmes voilées. S'en suit un ballet de hors-bord transportant sur l'île les locaux en week-end et annonçant l'imminence de notre retour. Ah! Pauvres Occidentaux que nous sommes à tant vouloir jouer les Robinson Crusoe !...
Après une traversée au cours de laquelle notre bateau prend feu, nous rentrons à la pension. Nous apprenons alors que toutes les eaux usées de la ville sont déversées sans aucun traitement au large du port. Il y a la queue à la douche...
L'écologie est un véritable désastre dans ce pays.
Il faut dire qu'il ne compte qu'une usine de traitement des déchets alors que, selon les propos même du ministre de l'environnement, il en faudrait au moins 26 ! Il paraît même que toutes les sources du Liban sont polluées dès 1600m... On assiste, impuissants, à la détérioration durable d'un environnement par une population qui ne voit pas le futur.

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25 septembre 2003 Liban Liban - Tripoli

Motivés, motivés !

Motivés, motivés : nous avons beaucoup entendu parler de l'arrière pays de Liban et d'une vallée bellissime, parsemée de couvents et d'églises. Ces images ont bercé nos rêves d'enfants. Comment un tel monde pouvait-il exister dans cet univers de violence ? Aujourd'hui, nous nous posons plus ou moins la même question tant les puissants antagonismes du Liban nous ont perturbés. On a beau s'émerveiller devant l'énergie, la joie de vivre et l'insouciance libanaises, la tension constante et le manque de vision nous font froid dans le dos. Ce pays a un tel potentiel mais Dieu que le chemin à parcourir reste long !
Michael est notre guide du jour pour nous emmener à la forêt de Cèdres et à la vallée de Qadisha. Kuba et Kasia mais aussi Stéphan et Martina, un couple tchèque, sont du voyage.
Michael nous promène dans la montagne, d'églises en couvents. Superbe !
A l'heure la plus chaude, il nous dépose au bord d'un chemin : "Vous verrez, la route est belle. Au bout il y a une petite chapelle." Effectivement, le site est impressionnant. Taillée dans la roche à flanc de montagne, accessible par un sentier escarpé de plusieurs kilomètres, une petite retraite. Ce lieu nous touche, il est plein d'émotions. Un couple d'anglais parle avec un homme dans une petite pièce fermée. Nous ne les verrons jamais. Plus tard nous lirons dans la presse l'histoire extraordinaire de cet ermite colombien qui vit dans ce lieu. Quand on pense que notre guide nous envoie là sans avoir la moindre idée de ce qui s'y passe. Domage, dans d'autres conditions cela aurait pu être une riche rencontre Larme.
Balade dans ce qu'il reste de cèdres. Heureusement que nous étions prévenus. Le site n'a vraiment rien d'extraordinaire. Quoi qu'il en soit, un peu de verdure ça fait du bien. En fin d'après-midi, nous découvrons la vallée de Qadisha. C'est à la hauteur de nos rêves ! Les paysages sont majestueux, puissants, envoûtants. Nous visitons un monastère creusé dans la roche. Pas de doute, ce lieu a quelque chose de mystique. On s'y sent bien. Mais il faut déjà partir. La nuit tombe. Nous n'aurons qu'entraperçu ce Liban qui nous aura fait rêver.
C'est bien comme cela, nous allons pouvoir continuer de rêver...

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24 septembre 2003 Liban Liban - Tripoli

Visite de tripoli

Tripoli est réputée pour son souq, sa grande mosquée et sa citadelle croisée. La visite de la vieille ville nous prend cependant moins de temps que prévu car la visite du magnifique souq, quand on a rien à y acheter, nous fait l'effet d'un labyrinthe de ruelles obscures, encombrées par des triporteurs Suzuki et menant toutes aux étals de bouchers ! Surpris.
Nous élargissons donc la visite en poussant jusqu'au front de mer où un petit port pittoresque vit au rythme de la pêche. Et là, soudain, la carcasse d'un énorme vieux cargo gît éventrée sur la digue qui délimite le port : pathétique !...Mur
Nous rentrons un peu désabusés à la pension et passons la soirée avec un charmant couple de Polonais : Kuba et Kasia. Nous allons nous coucher après avoir décidé d'organiser des excursions ensemble pour partager les frais.

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23 septembre 2003 Liban Liban - Tripoli

Retour à la civilisation

On se rhabille ! Retour à la civilisation, direction Tripoli la deuxième ville du Liban. Nous arrivons assez tôt pour avoir la plus grande chambre de la Pension Haddad: "Miss your grand' Ma ?". Sur un étage d'un vieil immeuble, la famille Haddad loue ses propres chambres. Très réputée il y a trois ans après son ouvertures, l'ambiance extrêmement chaleureuse, est aujourd'hui devenu pro, efficace : un business !

Nous y rencontrons un couple de Belges, avec qui nous passons une bonne partie de l'après-midi, de la soirée et même de la nuit à discuter.

L'Orient le Jour, Beyrouth,
Mardi 23 septembre 2003

L'Argent des Autres*

Comme vous, et le Dalaï Lama, je ne lis pas tout sur le journal. Mais un titre, samedi, m'a frappé. Au plexus. Qu'est devenu l'argent de Paris II ? La réponse nous est fournie à travers un éclairage au laser signé Sibylle Rizk. Qui nous apprend d'abord ce qu'est devenu l'argent promis : sur près de quatre milliards et demi (on parle en dollards, bien entendu) quelques deux milliards restent à l'état de pieux souhait. Le restant, 2,46 mds, a été bien employé. Pour amortir la dette publique. Du colmatage en fait. Mais avec si peu de moyens, face à une créance supérieure d'au moins treize fois, on ne pouvait pas aller très loin. Le propos de ce modeste commentaire n'est pas de revenir sur des détails techniques bien explicités dans le scoop cité. Mais de rebondir sur le constat désabusé que développe dans ses assises privées Fouad Siniora : le redressement reste illusoire tant que le pays ne produit pas. Pas assez. La réforme administrative, condition sine qua non d'une instrumentation du sauvetage, ne suffit pas. D'autant qu'elle n'a aucun sens, tant que les moeurs politiques restent polluées : par la corruption, par les luttes et par l'absence d'un pouvoir cohérent, autonome, de décision. C'est à dire l'imperitie de l'Etat.
Le point capital, cependant, est que le Libanais, pris en bloc, n'est ni un bon producteur, ni un gestionnaire averti. Il est traditionnellement commerçant, entendre négociant. Un courtier en somme. Avide d'engranger des commissions. Un petit exemple plutôt amusant (mais on en rit jaune) : récemment un riche Saoudien s'est laissé tenter par une pièce d'antiquité rare, dont on lui a présenté une photo. Mais entre lui et le vendeur, il y avait une chaîne de quatre intermédiaires ! Découragées, les deux parties principales, invitées à verser conjointement de substantielles commissions, ont renonçé à la transaction. Ce qui démontre, en passant, que les temps ne sont pas propices aux services, qui sont notre principale armature économique. Cela étant, l'art de négocier dans lequel nous sommes passés maîtres nous permet quand même de garder la tête hors de l'eau, là où d'autres, comme l'Argentine, ont facilement coulé. Paris II en est d'ailleurs l'illustrastion la plus marquante. Et dans ce contexte, il est probable que personne, jamais, n'arrivera à nous mettre le couteau sur la gorge pour nous faire rendre gorge. Les trente-cinq milliards que nous devons sont une somme trop enorme, à tout prendre, pour qu'on nous mette en faillite. Il y a quand même danger. A cause d'une fâcheuse tendance à un optimisme déraisonnable. Le même qui anime ces flambeurs qui s'endettent, s'endettent encore, en se disant so far so good, demain je verrai. Et qui finissent par croupir en prison. Quand ils ne sont pas jetés du haut du rocher de Raouche.
L'autre handicap national est que le domaine des écritures nous semble irréel, sans effet concret sur notre vie. Indiquer aux Libanais qu'ils doivent effectivement, à la naissance, quelques onze mille dollards par tête de pipe, s'apparente pour eux, à une plaisanterie douteuse. Ils ne savent pas trop ce qu'aller à la source signifie en termes comptables. En réalité, nous sommes plus forts en addition qu'en soustraction. Pour nous, l'argent est ce qu'on peut toucher du doigts, immédiatement. C'est bien pourquoi nous sommes bien meilleurs débiteurs que payeurs. En France, mais aussi dans cette Suisse à laquelle on nous compare volontiers (bien à tort), le monde se lève et s'assied, comme le veut l'un de nos adages, dès que l'on parle de rognier les retraites. Ici, les salaires sont bloqués depuis sept ans sans que personne ne s'en émeuve : après tout, ce ne sont que des signes arithmétiques sur des feuilles qu'on appelle fiches de paie. Pour que les travailleurzs saisissent (façon de dire), et poussent les hauts cris, il faudrait qu'on les augmente et ensuite on leur demande de repayer.

* De Christian de Chalonge, 1978, avec Trintignant, Serrault, Brassens, Deneuve

Soirée belge à Tripoli Vendeur ambulant à Tripoli    
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22 septembre 2003 Liban Liban - Byblos

Justice est faite !

Les Français avaient proposé de nous emmener au Sud pour la journée, dans le Shouf. Malheureusement, un peu amers suite à leur dernière aventure qui a pris d'énormes proportions, ces derniers décident de rentrer prématurément en France. En effet, l'interprète travaillant pour la police leur ayant demandé 100 dollars pour obtenir la déclaration de vol, ils décident d'appeler l'ambassade. La vice-consul nouvellement en poste prend les choses en main, et tape au plus haut de la hiérarchie. Après une longue nuit d'interrogatoire et de confrontation dans les locaux de la Sûreté Générale, l'interprète est arrêté, la police est blanchie. Justice est faite... Ironie.
Nous passons l'après-midi avec une franco-libanaise à discuter du Liban et des Libanais. Son ton est sans concession. Nous trouvons plus tard dans la presse un article résumant bien, partie de ses observations.

Coucher de soleil à Amchit Eric à Amchit    
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21 septembre 2003 Liban Liban - Byblos

Bouquinage

Soleil, baignade en mer, lecture (L'Orient le Jour, journal local en français) au programme.
On s'attend à ce que peut-être quelqu'un nous propose quelque chose. Mais c'est bien sûr dans ces circonstances que rien n'arrive. Nous en profitons pour bouquiner et approfondir nos connaissances des enjeux de la région, notamment sur les différentes composantes religieuses et ethniques du Liban. Imbriquées les unes dans les autres, les différentes communautés ne se mélangent que très peu. Les cicatrices d'une guerre sans vainqueur, avec que des perdants, sont encore à vif. Au nord de Beyrouth le long de la côte les Chrétiens, plus au nord encore les Musulmans principalement sunnites, chiites et druzes. Dans les terres se répartissent musulmans et chrétiens (vallée de Qadisha). Au sud de Beyrouth le long de la côte, une majorité de musulmans. Chaque communauté a sa propre culture, et les différences a la fois sociales et culturelles sautent immédiatement aux yeux du voyageur.
Le soir, les Français rencontrés 2 jours plus tôt reviennent au camping. Ils se sont fait voler toutes leurs affaires dans le coffre de leur voiture de location. Tout le monde leur fait la morale. Nous nous rappelons notre propre mésaventure il y a 3 mois en France. Profile bas. Nous essayons de les aider autant que possible.

Coucher de soleil à Amchit Vue à Amchit    
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20 septembre 2003 Liban Liban - Byblos

Enfin seuls !

Ca y est, c'est promis, on se repose! Soleil, baignade en mer, lecture (L'Orient le Jour, journal local en français) au programme.
On est samedi, le camping se remplit pour le week-end.
Des couples descendent furtivement de grosses voitures pour s'isoler dans les bungalows. Ce sont tous des couples mariés bien sûr sans quoi il leur serait interdit de partager la même chambre en tant que ressortissants arabes Large sourire.
Un vieux poste de radio est branché sur la station Nostalgie et diffuse des standards de la chanson française : Gérard Lenorman, Joe Dassin, Sylvie Vartan...
En fin d'après-midi nous partons pour Byblos (3 Kms) pour visiter les ruines. Notre voisin propose de nous y emmener, puis en fin de compte de nous faire découvrir la région dans sa BMW grand luxe. Trop classe! Mais cette fois nous refusons. Les ruines de Byblos sont superbes : le site est compact mais d'une richesse époustouflante, on y croise aussi bien des ruines phéniciennes que romaines, croisées ou ommeyades... Superbe vue sur l'ancienne ville restaurée. Beaucoup de cachet et un rien m'as-tu-vu. Un vrai Saint-Tropez! Dîner en tête-à-tête ; enfin seuls...

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19 septembre 2003 Liban Liban - Byblos

Les prédateurs

Par un curieux concours de circonstances, nous sommes invités à une partie de chasse par des maronites dans une région isolée en terre musulmane. Une expérience hors norme. Il nous est apparu à cette occasion que, même entre amis, l'incompréhension entre les deux communautés est évidente.

Eric à la chasse Marine à la chasse    
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18 septembre 2003 Liban Liban - Byblos

En route pour Byblos

Nous prenons la route de la mythique Byblos, à 42 km de Beyrouth. C'est fou ce que ce pays peut être petit ! Nous nous installons dans un camping isolé au bord de la mer. L'eau y a la réputation d'être propre et c'est a priori loin d'être fréquent. Séance détente au programme...

Vue du bungalow à Amchit      
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17 septembre 2003 Liban Liban - Beyrouth

Visite à Saïda et Jezzine

Visite de Saïda (Sidon), petit port de pêche à 45km au sud de Beyrouth.
Comme beaucoup de villes au Liban, Saïda a un passé aussi tragique que glorieux.
Son souq en cours de rénovation avec l'aide de la fondation Audi est plein de charme. La famille Audi est originaire de cette ville. Aujourd'hui grands banquiers, leur fortune aurait commencé dans le savon. La maison familiale a d'ailleurs été transformée en musée du savon : un vrai petit bijou.
En début d'après-midi, nous montons dans l'arrière-pays à Jezzine. Nous errons dans ce pittoresque village chrétien lorsque, admirant une vieille maison, nous sommes invités à y prendre le café. Nous pénétrons dans l'intimité d'une grande famille maronite qui nous fait visiter cette très belle demeure avant que les domestiques n'apportent café et pâtisseries. Nous sommes ensuite invités à visiter la maison encore plus ancienne d'un ami de la famille.
Nous rentrons en taxi à Beyrouth et le chauffeur, un ami de nos hôtes de Jezzine, nous improvise une visite guidée de la ville.
La capitale nous offre dès lors un autre visage, bien plus tragique et inquiétant que le centre ville.
Le Liban est un pays complexe, carrefour des civilisations. Si les plaies des immeubles s'effacent peu à peu, celles des âmes restent profondes.

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16 septembre 2003 Liban Liban - Beyrouth

Un hôtel de routards

Nous avons élu domicile dans un véritable hôtel de routards : la pension Al Nazih. Nous en profitons pour partager des tuyaux avec des voyageurs du monde entier.

Boulanger à Beyrouth      
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15 septembre 2003 Liban Liban - Beyrouth

Beyrouth

Beyrouth, ville dont la tragédie aura baigné notre enfance. Nous découvrons dans un premier temps le quartier de SOLIDERE ou centre ville. C'est la vitrine du Liban. On nous raconte que tous les fonds destinés a la reconstruction du pays on été utilisés pour ce seul quartier. Le résultat est étonnant. Impossible de distinguer le neuf du rénové. L'atmosphère y est plutôt plaisante, tout est harmonieux même si l'ensemble encore un peu trop léché semble se chercher une âme. Le soir, une ambiance festive domine, toute libanaise, la jeunesse friquée se montre Roi. Nous nous posons dans les jardins de l'université américaine, et nous prenons enfin le temps d'écrire. Apres plusieurs jours sans une seconde à nous, nous sommes contents de pouvoir reprendre le fil du récit. En rédigeant, nous prenons conscience que tout ne s'écrit pas sur le net, et que nous aurons encore beaucoup à raconter à notre retour.

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14 septembre 2003 Syrie Syrie - Damas

Main dans la main

Lever 7h30 : nous n'allions tout de même pas manquer la messe ! Nous avons promis à Bahej de l'accompagner et nous serons bien les seuls... 1h30 de messe orthodoxe en arabe et en grec, le temps de se familiariser avec le signe de croix "inverse" et nous allons communier (pas question d'y couper). Même Marine a dû boire du vin syrien. Heureusement que cela a diminué ses réflexes sinon elle m'aurait pris en photo main dans la main avec Bahej en rentrant de l'église !
Bassam, Jehanne, Samarh et Elli nous accompagnent jusqu'a la station de bus.
Séance émotion.
Nous les quittons à regret ; peut-être arriverons-nous à les revoir d'ici deux semaines.

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13 septembre 2003 Syrie Syrie - Damas

Damas, fête de la Croix

Journée tranquille à se balader dans Damas et à chercher un cyber-café.
Comme nous avons été invités à dormir chez nos amis, nous libérons l'hôtel et les rejoignons en fin de journée.
C'est la fête dans le quartier chrétien et les pétards explosent.
Nous discutons jusqu'à plus de trois heures du matin, buvant et goûtant diverses spécialités continuellement.
Le temps passant, les conversations deviennent plus profondes. Nous comprenons mieux les aspirations de nos hôtes, leurs valeurs et quelques unes de leurs frustrations.

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12 septembre 2003 Syrie Syrie - Damas

Découverte des Syriens

Séduits la veille par la vieille ville, nous y retournons et la découvrons au calme en ce jour de vendredi ou tout est fermé. Nous retrouvons Elli pour aller faire les courses dans le quartier chrétien, pour sa part très animé. Toute la future belle famille d'Elli se joint a nous pour ce "BBQ". Nous rencontrons notamment la future fiancée venue avec son patron, ainsi que les futures belles soeurs. Parmi celles-ci nous faisons la connaissance de Jehanne l'étudiante ingénieur et de son mari Bassam grand chef cuisinier. Ils reviennent de Singapour qu'ils ont dû quitter suite à la montée d'un certain racisme après le 11 septembre. Tous les deux sont passionnants et leur histoire nous touche. Nous avons aussi la chance d'assister en direct à la demande en mariage d'Elli. Et là, comme dans son resto, nous le voyons exercer ses talents commerciaux "arabo-americains" (dynamique et charmeur). Il faut dire qu'Elli a vécu plusieurs années aux States où il a même été marie et que cela fait de lui un personnage complexe... Nous passons la soirée et partie de la nuit dans les différentes maisons de la famille à boire du thé et fumer le Narguilé avec toute une bande de jeunes Syriens. Nous rentrons à l'hôtel épuisés et ravis pas cette journée d'échanges intenses avec ces jeunes chrétiens ayant pour certains vécu à l'étranger et avec qui le dialogue a tout de suite pu être noué.

Famille à Damas Famille à Damas    
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11 septembre 2003 Syrie Syrie - Damas

Premier jour à Damas

C'est au restaurant Le Club des Journalistes que nous rencontrons Elli le businessman, le patron. Il nous propose une chambre en ville à un prix intéressant. Son futur beau-père, Bahej, passe alors nous prendre pour visiter en réalité sa propre chambre.

Alors que nous l'avons refusée car trop loin du centre, nous passons quand même le reste de la journée avec lui à boire le thé et à perfectionner notre arabe. Il nous invite à revenir demain pour le déjeuner. Nous finissons la soirée en nous baladant dans un Damas en pleine effervescence et prenons un verre avec un jeune étudiant Syrien.
C'est drôle comme une journée passe vite quand on s'arrête!

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10 septembre 2003 Jordanie Jordanie - Salt

Visite de Salt

Comme promis nous nous réveillons à 6h30 afin de prendre le petit déjeuner avec Musleh avant qu'il ne parte travailler. Le père de Najwa, grand notable de Salt travaillant aussi dans l'éducation, se joint a nous. Apres de longues discussions, ce dernier appelle le supérieur de Musleh pour lui obtenir une journée de conges. Nous réalisons que le fait de ne rester qu'une soirée bouscule le protocole et que notre hôte se doit de se mettre en quatre et de prendre sur lui pour respecter ses obligations.

S'en suit une visite de Salt. Première étape (et non des moindres): une école primaire dont toutes les classes ont été interrompues les unes après les autres, pour nous gratifier d'un salut officiel. Cette visite a été organisée sous prétexte d'un hypothétique échange culturel a organiser avec une école française...
Deuxième étape: vue sur la Palestine.
Troisième étape: visite du Mausolée de Josuah (fils de Nun), datant du XIVème siècle. Le gardien du site nous explique avec passion que la tombe mesure 9m de long car les gens de cette époque, et tout particulièrement Josuah, étaient grands et forts. Face à nos regards sceptiques, il nous confirme que cela est bien écrit dans le Coran.
Quatrième étape: la société culturelle de Salt: présentation de son action, de quelques uns de ses membres illustres et bien sur pot de bienvenue.

Avec déjà plusieurs heures de retard sur le programme, nous endossons nos sacs à dos, et quelques kilos de cadeaux en plus, direction Amman puis Damas.

Cette visite chez des Jordaniens d'origine palestinienne a éclairé d'un jour nouveau notre compréhension du pays et de sa diversité.

Le seul trajet Amman-Damas compte pas moins de deux pauses café, deux postes frontières et une boutique duty-free, soit 5h pour pas plus 300 Km. Nous arrivons a Damas pour trouver tous les hôtels pleins, et finissons dans un établissement miteux mais propre a plus de 23h.

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9 septembre 2003 Jordanie Jordanie - Salt

Invitation à Salt

12 heures plus tard, enfin reposés, comme par hasard, tout semble plus facile. Descendant au village avec nos sacs (toujours trop lourds) un pick-up propose de nous déposer à l'arrêt de bus 3 Km plus loin. De là, nous devons rejoindre Amman avant de prendre un bus pour Salt où habite cette famille rencontrée à Petra. Heureuse coïncidence, dans la file nombreuse des voyageurs pour Amman, un homme derrière nous s'inquiète de notre destination dans un excellent anglais. Se rendant lui aussi à Salt, Natheer nous prend sous sa protection, nous donne les prix réels, nous offre café et cigarettes.
On ne compte déjà plus les fois où on se félicite de ne plus fumer car on aurait continuellement échangé des clopes, même dans les bus soi-disant non-fumeurs. Au lieu de cigarettes notre protecteur nous fournit un exemple frappant de la culture jordanienne. Ce professeur d'informatique n'a aucun mal à nous impressionner par sa connaissance de l'histoire du vieux continent et de la France en particulier dont il connaît aussi très bien la littérature et la philosophie. On a alors l'impression de n'être que de vulgaires imposteurs dans ce pays!
Nous avançons un peu plus dans la compréhension des habitants.
Non loin d'Amman, Salt semble être un peu la banlieue chic suspendue à flanc de montagne et la maison de nos hôtes offre un superbe panorama sur toute la vallée. Alors que nous nous demandons si nous sommes vraiment attendus, leur accueil est sans équivoque. Nous voilà installés comme des Pachas dans la salle de réception et visités par toute la famille et le voisinage. Nous découvrons la tradition de bienvenue et son protocole tout en dégustant les spécialités culinaires de la maison.
Plus tard dans la soirée nous retrouvons Najwa chez sa grand mère, accompagnés par Musleh et deux de ses filles. Après plusieurs heures et des regards de plus en plus désespérés, nous finissons par réaliser qu'il nous incombait de donner le signal de départ. De retour vers minuit, la femme de Musleh nous attend pour savoir si on veut encore dîner. Soulagée par notre refus mais réalisant que nous partons le lendemain, un cérémonial de distribution de cadeaux commence. Exténués, nous pouvons enfin aller nous coucher dans l'une des deux salles de réception improvisée en dortoir.

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8 septembre 2003 Jordanie Jordanie - Ajlùn

Jerash

Large sourire

Après avoir fait le tour du cadran, nous redescendons au village, d'où un bus nous conduit à Jerash. Nous arrivons vers 13 heures, et décidons de prendre des forces avant la visite: règle 9999. Par fainéantise, nous acceptons l'arnaque de la buvette du site, puis débutons une visite fabuleuse. Il faut dire que cela change tout quand chaque bâtiment est expliqué, photos et schéma a l'appui; d'autant plus que notre guide sur l'ensemble du Moyen Orient fournit peu de détails. Nous avons encore le site pour nous tout seuls et en profitons pour prendre notre temps et explorer. D'ailleurs, quand nous voulons rentrer à Ajlun, le dernier bus est déjà parti. Mais ce genre de contraintes a fini de nous inquiéter ici car, toute la rue s'en mêlant, on a eu vite fait de trouver une fourgonnette. Ses occupants ne parlant pas un mot d'anglais nous ont donné l'occasion de mettre nos quelques notions d'arabe a l'épreuve: ça fait toujours beaucoup rire... Nous étions à l'heure à Ajlun pour le coucher de soleil. Soirée repos au cours de laquelle le patron de l'hôtel nous laisse entendre que nous avons peu de chances de retrouver nos vestes. Snif ! On croit s'être affranchi de tout son petit confort mais quand même on verra si l'on ne peut pas retrouver une polaire à Beyrouth...

Jerash Marine à Ajlun    
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7 septembre 2003 Jordanie Jordanie - Ajlùn

You put it in a plastic bag...

De bon matin nous profitons d'un taxi remontant sur Amman pour emprunter la prestigieuse King's Highway au tarif d'une vulgaire et ennuyeuse route du désert. Ce privilège nous permet de visiter la forteresse croisée de Shobak, le village de Tafila réputé pour ses vergers, mais aussi de longer la Mer Morte Lunettes.

Notre chauffeur parle un bon anglais comme, reconnaissons-le, la majorité de ses compatriotes Respect.
Il nous fournit donc bon nombre de précieuses informations sur sa culture, le mariage, le statut de salarié ou de patron et bien sûr la nature du paysage défilant sous nos yeux.
Nous passons notamment à proximité d'un important complexe industriel le long de la Mer Morte et tout devient limpide s'agissant de l'exploitation des phosphates, du sel, des boues ou même du sable : "You take it, you put it in a plastic bag and you sell it !". Limpide donc... Clin d'oeil

En fin de matinée nous nous laissons tenter par un plouf inattendu : notre chauffeur connaît un coin tranquille par où accéder à la Mer Morte avec une source à proximité pour se rincer. Nous acceptons étant entendu que, par pur snobisme, nous aurions refusé de payer les dix Euros d'entrée à une plage privée avec douche! Clin d'oeil Au début nous avons la sensation de rentrer dans un bain d'huile bouillante Interloqué puis nous pouvons faire les imbéciles Large sourire avant de repartir. Il doit certainement y avoir des trucs bizarres dans cette eau car peu de temps après, dans le taxi, nous avons été saisis d'une sorte de torpeur. Heureusement, à Amman, le chauffeur nous a gentiment mis dans le bus pour Ajlùn : nous avons entendu parler d'un château, là-haut dans la montagne.

Quand nous arrivons à destination en fin d'après-midi, nous avons dormi pendant tout le voyage et toujours rien mangé alors nous faisons confiance à un taxi pour nous conduire à l'hôtel Ajlùn, juste sous la forteresse.
Les temps sont vraiment durs dans la région depuis qu'il n'y a plus de touristes car nous obtenons la meilleure chambre avec petit déjeuner et dîner pour un prix dérisoire. Cet hôtel avait dû être très agréable il n'y a pas si longtemps et nous avons presque des scrupules.

Pour autant nos esprits ne resteront pas longtemps accaparés par ces préoccupations car, en déballant nos sacs, nous réalisons qu'il nous manque une veste polaire et un pull : ceux que nous portions à Petra sans les avoir rangés ensuite et que nous ne revoyons plus depuis le bus Larme.
Panique a bord : nous en informons le patron de l'hôtel qui prévient le chauffeur de taxi qui devrait nous tenir au courant...
Règle numéro 99999 : il ne faut jamais éparpiller ses bagages, surtout le ventre vide !

 
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6 septembre 2003 Jordanie Jordanie - Petra

Un canyon discret

Emporté dans notre élan nous retournons à Petra le jour suivant, empruntant un canyon discret que nous à recommandé un guide. Fabuleux parcours nous réservant une arrivée absolument exceptionnelle par le nord du site.

Le rythme prend, notre voyage commence.

Canyon secret      
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5 septembre 2003 Jordanie Jordanie - Petra

La magie de Petra

Large sourire

Premier jour a Petra, première rencontre. Monsieur le secrétaire général de la société culturelle du roi Hussein à Salt (nord de Amman). Rencontré sur les hauteurs magiques et envoûtantes de Petra, Mr Musleh al Habees nous invite le soir même pour un récital de poèmes arabes, que nous découvrirons entremêlé de chants et hymnes à la gloire du jeune roi, de leur ville et de la Palestine.

Au milieu d'un groupe très accueillant d'une quarantaine de lettrés nous rencontrons Najwa qui vit au Maroc. Fille du président de l'association, elle passe l'intégralité de la soirée à tout nous traduire, dans un excellent anglais parsemé de mots français.

Non voilée, notre charmante étudiante en droit, nous explique que si elle n'est pas voilée, elle y pense sérieusement, pour accéder au paradis et "préserver" ses cheveux pour son Mari.

Nous sommes invité à Salt, où nous irons sans doute la semaine prochaine.

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4 septembre 2003 Jordanie Jordanie - Petra

Bien arrivés stop

Clin d'oeil

Bien arrivés stop
Beau temps stop
Filons car avons bus à prendre Stop...

C'était pour rire !!

En réalité nous sommes en méditation devant le soleil couchant sur Petra (appel à la prière compris). Eh oui nous n'avons pas résisté longtemps à l'effervescence de la capitale. Nous avions avant tout besoin de nous ressourcer. Amman malgré le contact extrêmement facile, simple et bon enfant des Jordaniens, et malgré l'étonnante mixité des gens n'en reste pas moins une ville ! Petra et ses beautés nous on semblé un lieu idéal pour commencer. Après tout ne sommes nous pas des touristes...

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2 septembre 2003 France France - Paris

En coup de vent

H-4 ! Quelques dernières petites choses à régler et nous sommes partis. Au-delà de la pression c'est plutôt la fatigue qui nous assaille. Ces vacances sont vraiment les bienvenues... Encore quelques heures et une petite nuit blanche et nous pourrons nous reposer un peu avant de vraiment prendre la route.

Un grand merci à tous pour vos messages, et à bientôt sur le net ! Clin d'oeil

H-4: presque prêt (même pas vrai) Petit rendez-vous de dernière minute avec le coiffeur    
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