| 10 septembre 2003 |
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Comme promis nous nous réveillons à 6h30 afin de prendre le petit déjeuner avec Musleh avant qu'il ne parte travailler. Le père de Najwa, grand notable de Salt travaillant aussi dans l'éducation, se joint a nous. Apres de longues discussions, ce dernier appelle le supérieur de Musleh pour lui obtenir une journée de conges. Nous réalisons que le fait de ne rester qu'une soirée bouscule le protocole et que notre hôte se doit de se mettre en quatre et de prendre sur lui pour respecter ses obligations.
S'en suit une visite de Salt. Première étape (et non des moindres): une école primaire dont toutes les classes ont été interrompues les unes après les autres, pour nous gratifier d'un salut officiel. Cette visite a été organisée sous prétexte d'un hypothétique échange culturel a organiser avec une école française...
Deuxième étape: vue sur la Palestine.
Troisième étape: visite du Mausolée de Josuah (fils de Nun), datant du XIVème siècle. Le gardien du site nous explique avec passion que la tombe mesure 9m de long car les gens de cette époque, et tout particulièrement Josuah, étaient grands et forts. Face à nos regards sceptiques, il nous confirme que cela est bien écrit dans le Coran.
Quatrième étape: la société culturelle de Salt: présentation de son action, de quelques uns de ses membres illustres et bien sur pot de bienvenue.
Avec déjà plusieurs heures de retard sur le programme, nous endossons nos sacs à dos, et quelques kilos de cadeaux en plus, direction Amman puis Damas.
Cette visite chez des Jordaniens d'origine palestinienne a éclairé d'un jour nouveau notre compréhension du pays et de sa diversité.
Le seul trajet Amman-Damas compte pas moins de deux pauses café, deux postes frontières et une boutique duty-free, soit 5h pour pas plus 300 Km. Nous arrivons a Damas pour trouver tous les hôtels pleins, et finissons dans un établissement miteux mais propre a plus de 23h.
| 9 septembre 2003 |
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12 heures plus tard, enfin reposés, comme par hasard, tout semble plus facile. Descendant au village avec nos sacs (toujours trop lourds) un pick-up propose de nous déposer à l'arrêt de bus 3 Km plus loin. De là, nous devons rejoindre Amman avant de prendre un bus pour Salt où habite cette famille rencontrée à Petra. Heureuse coïncidence, dans la file nombreuse des voyageurs pour Amman, un homme derrière nous s'inquiète de notre destination dans un excellent anglais. Se rendant lui aussi à Salt, Natheer nous prend sous sa protection, nous donne les prix réels, nous offre café et cigarettes.
On ne compte déjà plus les fois où on se félicite de ne plus fumer car on aurait continuellement échangé des clopes, même dans les bus soi-disant non-fumeurs. Au lieu de cigarettes notre protecteur nous fournit un exemple frappant de la culture jordanienne. Ce professeur d'informatique n'a aucun mal à nous impressionner par sa connaissance de l'histoire du vieux continent et de la France en particulier dont il connaît aussi très bien la littérature et la philosophie. On a alors l'impression de n'être que de vulgaires imposteurs dans ce pays!
Nous avançons un peu plus dans la compréhension des habitants.
Non loin d'Amman, Salt semble être un peu la banlieue chic suspendue à flanc de montagne et la maison de nos hôtes offre un superbe panorama sur toute la vallée. Alors que nous nous demandons si nous sommes vraiment attendus, leur accueil est sans équivoque. Nous voilà installés comme des Pachas dans la salle de réception et visités par toute la famille et le voisinage. Nous découvrons la tradition de bienvenue et son protocole tout en dégustant les spécialités culinaires de la maison.
Plus tard dans la soirée nous retrouvons Najwa chez sa grand mère, accompagnés par Musleh et deux de ses filles. Après plusieurs heures et des regards de plus en plus désespérés, nous finissons par réaliser qu'il nous incombait de donner le signal de départ. De retour vers minuit, la femme de Musleh nous attend pour savoir si on veut encore dîner. Soulagée par notre refus mais réalisant que nous partons le lendemain, un cérémonial de distribution de cadeaux commence. Exténués, nous pouvons enfin aller nous coucher dans l'une des deux salles de réception improvisée en dortoir.
| 8 septembre 2003 |
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Après avoir fait le tour du cadran, nous redescendons au village, d'où un bus nous conduit à Jerash. Nous arrivons vers 13 heures, et décidons de prendre des forces avant la visite: règle 9999. Par fainéantise, nous acceptons l'arnaque de la buvette du site, puis débutons une visite fabuleuse. Il faut dire que cela change tout quand chaque bâtiment est expliqué, photos et schéma a l'appui; d'autant plus que notre guide sur l'ensemble du Moyen Orient fournit peu de détails. Nous avons encore le site pour nous tout seuls et en profitons pour prendre notre temps et explorer. D'ailleurs, quand nous voulons rentrer à Ajlun, le dernier bus est déjà parti. Mais ce genre de contraintes a fini de nous inquiéter ici car, toute la rue s'en mêlant, on a eu vite fait de trouver une fourgonnette. Ses occupants ne parlant pas un mot d'anglais nous ont donné l'occasion de mettre nos quelques notions d'arabe a l'épreuve: ça fait toujours beaucoup rire... Nous étions à l'heure à Ajlun pour le coucher de soleil. Soirée repos au cours de laquelle le patron de l'hôtel nous laisse entendre que nous avons peu de chances de retrouver nos vestes. Snif ! On croit s'être affranchi de tout son petit confort mais quand même on verra si l'on ne peut pas retrouver une polaire à Beyrouth...
| 7 septembre 2003 |
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De bon matin nous profitons d'un taxi remontant sur Amman pour emprunter la prestigieuse King's Highway au tarif d'une vulgaire et ennuyeuse route du désert. Ce privilège nous permet de visiter la forteresse croisée de Shobak, le village de Tafila réputé pour ses vergers, mais aussi de longer la Mer Morte
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Notre chauffeur parle un bon anglais comme, reconnaissons-le, la majorité de ses compatriotes
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Il nous fournit donc bon nombre de précieuses informations sur sa culture, le mariage, le statut de salarié ou de patron et bien sûr la nature du paysage défilant sous nos yeux.
Nous passons notamment à proximité d'un important complexe industriel le long de la Mer Morte et tout devient limpide s'agissant de l'exploitation des phosphates, du sel, des boues ou même du sable : "You take it, you put it in a plastic bag and you sell it !". Limpide donc... ![]()
En fin de matinée nous nous laissons tenter par un plouf inattendu : notre chauffeur connaît un coin tranquille par où accéder à la Mer Morte avec une source à proximité pour se rincer. Nous acceptons étant entendu que, par pur snobisme, nous aurions refusé de payer les dix Euros d'entrée à une plage privée avec douche!
Au début nous avons la sensation de rentrer dans un bain d'huile bouillante
puis nous pouvons faire les imbéciles
avant de repartir. Il doit certainement y avoir des trucs bizarres dans cette eau car peu de temps après, dans le taxi, nous avons été saisis d'une sorte de torpeur. Heureusement, à Amman, le chauffeur nous a gentiment mis dans le bus pour Ajlùn : nous avons entendu parler d'un château, là-haut dans la montagne.
Quand nous arrivons à destination en fin d'après-midi, nous avons dormi pendant tout le voyage et toujours rien mangé alors nous faisons confiance à un taxi pour nous conduire à l'hôtel Ajlùn, juste sous la forteresse.
Les temps sont vraiment durs dans la région depuis qu'il n'y a plus de touristes car nous obtenons la meilleure chambre avec petit déjeuner et dîner pour un prix dérisoire. Cet hôtel avait dû être très agréable il n'y a pas si longtemps et nous avons presque des scrupules.
Pour autant nos esprits ne resteront pas longtemps accaparés par ces préoccupations car, en déballant nos sacs, nous réalisons qu'il nous manque une veste polaire et un pull : ceux que nous portions à Petra sans les avoir rangés ensuite et que nous ne revoyons plus depuis le bus
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Panique a bord : nous en informons le patron de l'hôtel qui prévient le chauffeur de taxi qui devrait nous tenir au courant...
Règle numéro 99999 : il ne faut jamais éparpiller ses bagages, surtout le ventre vide !
| 6 septembre 2003 |
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Emporté dans notre élan nous retournons à Petra le jour suivant, empruntant un canyon discret que nous à recommandé un guide. Fabuleux parcours nous réservant une arrivée absolument exceptionnelle par le nord du site.
Le rythme prend, notre voyage commence.
| 5 septembre 2003 |
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Premier jour a Petra, première rencontre. Monsieur le secrétaire général de la société culturelle du roi Hussein à Salt (nord de Amman). Rencontré sur les hauteurs magiques et envoûtantes de Petra, Mr Musleh al Habees nous invite le soir même pour un récital de poèmes arabes, que nous découvrirons entremêlé de chants et hymnes à la gloire du jeune roi, de leur ville et de la Palestine.
Au milieu d'un groupe très accueillant d'une quarantaine de lettrés nous rencontrons Najwa qui vit au Maroc. Fille du président de l'association, elle passe l'intégralité de la soirée à tout nous traduire, dans un excellent anglais parsemé de mots français.
Non voilée, notre charmante étudiante en droit, nous explique que si elle n'est pas voilée, elle y pense sérieusement, pour accéder au paradis et "préserver" ses cheveux pour son Mari.
Nous sommes invité à Salt, où nous irons sans doute la semaine prochaine.
| 4 septembre 2003 |
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Bien arrivés stop
Beau temps stop
Filons car avons bus à prendre Stop...
C'était pour rire !!
En réalité nous sommes en méditation devant le soleil couchant sur Petra (appel à la prière compris). Eh oui nous n'avons pas résisté longtemps à l'effervescence de la capitale. Nous avions avant tout besoin de nous ressourcer. Amman malgré le contact extrêmement facile, simple et bon enfant des Jordaniens, et malgré l'étonnante mixité des gens n'en reste pas moins une ville ! Petra et ses beautés nous on semblé un lieu idéal pour commencer. Après tout ne sommes nous pas des touristes...