| 8 octobre 2003 |
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Il est deux heures, le train part à l'heure et nous serons dans cinq heures à Qamishle, la dernière ville avant la frontière.
A l'arrivée, un pick-up nous dépose au poste frontière. Tout y est calme et pour cause : il ouvre dans deux heures !
On nous installe deux chaises à l'ombre d'un mur et d'un camion citerne et on nous offre le thé. Nous ne sommes pas très bien réveillés mais, pour notre première frontière à pied, la situation est plutôt drôle !
Des gens nettoient la route à coups de jets d'eau et de ballet brosse. D'autres personnes arrivent, bien habillées et l'air important.
On s'active aussi du côté turc : des gens en costumes s'attroupent le long de la grille, on entend des chants folkloriques.
Alors, nous sommes dirigés vers les bureaux et obtenons notre tampon de sortie et un autre thé avec presque une heure d'avance sur l'heure d'ouverture officielle...
C'est du côté turc que nous assistons, un thé à la main, au spectacle de l'arrivée d'un officiel syrien avec musique, danses et haie d'honneur. Nous sommes les seuls touristes égarés là de si bon matin et la situation est assez comique! ![]()
L'officiel, un militaire à la soviétique, semble assez peu goûter l'accueil et monte en voiture sans avoir jeté le moindre coup d'oeil au spectacle.
Au bout de dix minutes, tout est fini et nous pouvons terminer les restes du buffet et encore du thé avec les militaires turcs. Quel accueil ! ![]()
L'un des militaires parle français et nous oriente vers notre prochain bus, direction Diyarbakir. Nous traversons une région vallonnée, couverte de champs de blé et de coton.
Une fois installés pour une nouvelle étape, nous passons la fin de journée à discuter avec un jeune Kurde rencontré dans la rue.
| 7 octobre 2003 |
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Les deux plus grands garçons de la famille nous ont fait l'honneur de nous laisser leur chambre mais pas question pour autant de faire la grasse matinée: un petit tour au Hammam de la maison et nous rejoignons toute la famille dans le grand salon devant la télé.
Plusieurs chaînes diffusent des clips musicaux avec des armées de filles sexy se trémoussant presque à poil. Les hommes semblent apprécier le divertissement alors que leurs femmes, voilées, mécontentes, zappent dès qu'elles en ont l'occasion
.
Dans la matinée, la famille nous emmène en voiture faire le tour de la ville de Raqqa dont ils sont si fiers. Bourgade tranquille le long de l'Euphrate, Raqqa a conservé quelques vestiges de son glorieux passé : un bout d'enceinte, la porte de Bagdad et les fondations d'une mosquée, le tout en terre sèche déjà bien érodé ! Mais aussi l'Euphrate, brisé en mille morceaux par le barrage et dont tous les affluents se rejoignent petit à petit en irriguant sur leur passage une végétation luxuriante. Dommage que le Bertrand Delanoë local n'ait pas encore pensé à "Raqqa-Plage"! ![]()
Le reste de la journée passe à rester alanguis en famille sur les gros coussins devant la télé.
Suite aux récents bombardements d'un "soi-disant" camp d'entraînement palestinien à 15 Kms de Damas, nos hôtes partagent avec nous leurs angoisses
.
Le son de cloche est le même chez tous les gens que nous avons rencontrés en Syrie: ressentiment très vif vis-à-vis d'Israël mêlé à un sentiment d'impuissance se traduisant par beaucoup de frustration et une envie de revanche.
On sent bien qu'ils partagent le martyr de la cause palestinienne et qu'ils aimeraient les aider avec les moyens à leur disposition. Nous ne serions d'ailleurs pas surpris que ce sentiment soit aussi partagé par bon nombre de militaires haut placés...
D'un autre côté, ils ne semblent pas faire le lien entre ce sentiment et les accusations des Etats-Unis de soutenir le terrorisme. Ils souffrent donc en plus d'un profond sentiment d'injustice, d'autant plus qu'ils font tout pour perpétuer cette merveilleuse tradition d'accueil qui les caractérise.
Au-delà de ces considérations de politique internationale sans cesse martelées par la télé syrienne et autres chaînes arabes, on remarque une quasi-absence de conscience politique intérieure.
Les personnes avec qui nous nous sommes entretenues à ce sujet se sont d'ailleurs défendues de vouloir s'en mêler.
Nous avons été frappés de la différence par rapport à la Jordanie et au Liban où tout le monde semblait prompt à la critique, voire à l'autocritique (cf. article L'Orient le Jour).
Avoir traversé la Syrie nous a peut-être permis de saisir d'autres aspects de la situation en Irak.
Nous finissons la journée en attendant deux heures du matin et le départ de notre train pour la frontière par une promenade à pied de nuit dans la ville, un thé chez une parente et l'incontournable séance cadeaux...
| 6 octobre 2003 |
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Nous allons voir l'Euphrate!
La route est parsemée de sites intéressants : Qasr ibn Warden (palais, forteresse et église du 6e siècle), les "Beehive Houses" (ingénieuses maisons en forme de ruches, fraîches en été et chaudes en hiver, encore habitées il y a cinquante ans et aujourd'hui boudées au profit de maisons modernes en parpaings froides en hiver et chaudes en été
), Rasafa (ville fortifiée du 3e siècle) et enfin Qala'at Ja'abar, une imposante citadelle en brique sur une presqu'île du lac al-Assad.
Pour voir ces sites il faut prendre un taxi ou bien galérer en bus avec des sacs toujours trop lourds! La chance est avec nous et nous pouvons partager les frais d'un taxi avec un sympathique couple hollandais. Leurs nombreuses expériences de routards nous permettent d'obtenir de précieux tuyaux sur l'Asie
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Après 250 Kms et pas mal de crapahutage dans les ruines, nous arrivons au lac al-Assad sur l'Euphrate. Omar, notre chauffeur, nous dépose dans une buvette isolée sur une rive paisible. Un petit paradis
.
Hadrien et Anna, nos compagnons de route, demandent si on (on = les femmes) peut se baigner comme prévu. "No problem répond Omar sans hésiter. Au bout de deux minutes, une voiture arrive avec une famille musulmane traditionaliste à son bord. Le chef de famille, manifestement à l'initiative de sa femme, hurle au scandale en voyant Marine et Anna se baigner en maillot de bain
.
Tout le monde se rhabille au plus vite. Notre chauffeur se sent profondément humilié. Un groupe de trois hommes attablés a la buvette s'insurge aussi contre cet "idiot", ce "bad man" et nous invite à déjeuner et à boire du araq (pastis local) avec eux. Nous faisons tous profil bas au sujet de cet embarrassant événement. Rien n'y fait. Pour laver l'affront, nous sommes invités chez l'un de nos hôtes dans la ville voisine de Raqqa. Anna et Hadrien doivent rentrer à Hama et nous laissent sur place. On se demande où on va bien pouvoir tomber cette fois.
Abdel Aziz à 60 ans, travaille pour la centrale électrique du barrage et est père de 6 enfants: 2 filles, 4 garçons dont deux se débrouillent plutôt bien en anglais. Leur appartement est très confortable : air conditionné, satellite, table avec chaises (une première, même si on mange par terre!), et lits avec sommier et matelas. L'accueil est comme le veut la tradition syrienne, respectueux des règles ancestrales édictées par les bédouins et tout le monde se met en quatre pour tout nous prodiguer et pour que nous ne fassions rien...
| 5 octobre 2003 |
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Le pantalon de Marine est maintenant fin comme du papier à cigarette et une branche des lunettes de soleil d'Eric s'est dévissée.
Il est par conséquent indispensable de consacrer cette journée au shopping dans ces rues où fleurissent de prestigieuses enseignes
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Après avoir longtemps hésité devant un jean arborant à la fois les marques Versace, Boss et Lacoste (si-si, en Syrie, c'est possible !), nous nous rabattons sur un modèle Benetton (bien vrai celui-là!) plus "passe-partout". Cette première étape accomplie, nous apportons les Ray-Ban dans un magasin vendant la marque
. Le vendeur regarde le problème et nous invite à revenir deux heures plus tard : "No problem, Easy, in two hours it will be ready!".
Deux heures plus tard, les lunettes ont disparu avec le vendeur parlant anglais
.
On nous explique qu'une pièce manque et que nous pourrons les récupérer demain vers onze heures. Malheureusement nous avons déjà prévu de partir à huit heures. Après de longues négociations et force mimiques, les fameuses lunettes reviennent.
Nous ne saurons jamais si elles avaient été égarées chez un boucher ou chez un garagiste
. Une chose est sûre, c'est que ce n'est plus un opticien qu'il nous faudra pour les réparer, mais un magicien ! ![]()
| 4 octobre 2003 |
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C'est bien joli ces vacances mais on a du boulot. Voilà plus d'une semaine que nous n'avons rien écrit. Et si, pour une fois, on prenait le temps. Nous nous installons sur le toit de l'hôtel avec un thé.
Des groupes de pigeons volent et nous offrent une savante chorégraphie entre les minarets au-dessus de la ville
. Nous nous étonnons et nous demandons si ces oiseaux n'ont pas développé un instinct grégaire à l'image des hommes de ce pays. Soudain nous réalisons que chaque groupe est en fait domestiqué, volant au rythme des ordres d'un maître qui, d'un toit, siffle et brandit des fanions
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Etonnant spectacle.
| 3 octobre 2003 |
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Aujourd'hui direction le Krak des Chevaliers en passant par Musyaf le château des Assassins et le monastère St George.
Notre compagnon de route pour cette excursion se prénomme Peter: nous partageons en effet le taxi avec ce Belge Flamand parlant parfaitement français. Ouf ! Ça repose... La fameuse forteresse croisée est à la hauteur de nos espérances. La région est magnifique et l'arrivée sur le château très impressionnante. Nous nous perdons tous les trois comme des gamins et avec grand plaisir dans ce dédale de chemins de ronde, écuries, salles de repos... Chaque tour offre une vue exceptionnelle sur les environs alors nous en gravissons systématiquement avec excitation tous les escalier en colimaçon.
Sur la route du retour nous nous laissons aller à une petite sieste, ou plutôt selon l'expression de notre sympathique compagnon "nous prenons un petit hibou" !
| 2 octobre 2003 |
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Epuisés par l'inconfort de notre hôtel, nous quittons Alep, en même temps que nos amis polonais (bouhh ! Il étaient vraiment très sympas)
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Retour au camp de base a Hama d'où nous comptons poursuivre notre exploration du nord de la Syrie et rattraper le retard dans la rédaction du carnet de voyage. La première pluie du voyage nous y attend: pas plus de trois ou quatre gouttes, mais ça rafraîchit quand même.
| 1 octobre 2003 |
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On ne peut pas dire que notre hôtel soit le meilleur endroit pour se reposer. Nous sommes donc sur le pied de guerre pour visiter Alep de bon matin. Dans le quartier du souq et de la citadelle nous trouvons un très ancien hammam où nous réservons en fin de journée d'abord pour les garçons puis pour les filles. Nous devons tous être un peu fatigués car enjamber les étales de pistages fraîches et le bruit des klaxons commencent à nous éprouver. Nous cherchons refuge dans le quartier chrétien, et nous installons dans la chapelle d'un couvent grec catholique. Ouf... L'expérience marquante de la journée reste le hammam. Nous y arrivons sur les rotules et sommes "pris en main". D'abords enroulés dans un pagne, les garçons puis les filles avons été conduits jusqu'au sauna par une enfilade de pièces couvertes de marbre et ornées de fontaines. Une fois parfaitement amorphes, des armoires à glace nous ont empoignés par le pagne, étalés sur le marbre, frottés de la tête aux pieds, retournés comme des crêpes, re-frottés, malaxés, puis aspergés d'eau bouillante.
Complètement groguis et emmaillotés dans des serviettes, nous rejoignons les uns après les autres le salon de détente. Nous y apprécions sereinement un thé et un narguilé mais surtout la sensation de réelle propreté depuis longtemps oubliée. ![]()
| 30 septembre 2003 |
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Nous traînons toute la matinée sur la terrasse de l'hôtel dans l'attente d'une hypothétique chambre où prendre une douche. Le manager nous explique qu'elles ne sont pas encore libérées puis qu'il faut les nettoyer puis encore réparer tout ce qui y est cassé...
A treize heures nous obtenons une chambre sans draps et dont la salle de douche fuit de tous côtés et la chasse d'eau ne fonctionne pas. Hum ! ![]()
Assez perdu de temps, nous filons tous les quatre visiter Saint-Siméon.
Un chauffeur de taxi nous y conduit, marquant une première halte dans l'une des "villes mortes": construites au 6e siècle sur une route, elles ont été mystérieusement désertées, peut-être quand la route caravanière a changé ? Elles sont généralement en très bon état et parfois maintenant réinvesties par des familles kurdes.
Nous arrivons ensuite au monastère Saint-Siméon, construit autour du pilier sur lequel, au 4e siècle, Siméon, un fils de berger a passé plus de quarante ans de sa vie ! ![]()
Ce site est merveilleux et remarquablement conservé. La lumière a beaucoup changé depuis notre départ. Elle est maintenant beaucoup plus douce, même en milieu de journée. Avec un environnement très rocailleux et vallonné, on pourrait presque se croire en Ecosse. Sur le chemin du retour, nous visitons une série de tombes romaines dont on distingue encore les motifs sculptés et servant d'aire de jeux à des enfants.
Notre chauffeur nous racontera sa vie, ses études d'anglais, sa carrière dans le tourisme et sa conscience d'être devenu différent des autres familles traditionnelles musulmanes et de ne plus pouvoir se marier. ![]()
| 29 septembre 2003 |
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Nous quittons Hama et arrivons à Alep en fin d'après-midi.
Les guides recommandent deux hôtels budget mais ils sont complets quand nous arrivons.
L'un d'eux, le Spring Flower, nous propose alors de dormir sur le toit en nous garantissant des chambres pour demain.
Quand même peu enthousiasmés par cette perspective, nous entamons avec Kuba et Kasia la tournée des hôtels du quartier. Finalement nous passons la nuit emmitouflés sur le toit après avoir constaté l'état déplorable de l'offre hôtelière économique dans cette ville.
| 28 septembre 2003 |
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6 heures, Hama s'éveille.
C'est parti, nos amis polonais nous ont convaincu de les accompagner à Palmyre pour la journée. Il faut dire que la ville de la reine Zénobie est censée être le site le plus impressionnant de Syrie.
Etrange arrivée au bord d'une route devant un hôtel dont les sbires nous attendent
. Vite fuyons !
Nous choisissons plutôt de prendre notre petit déjeuner dans un boui-boui infâme mais loin de l'hôtel en question. Peine perdue, l'addition est des plus salées : touriste quand je te tiens... ![]()
On se réfugie à l'office de tourisme. Le préposé et sa troupe nous déconseillent tout ce qui est payant sur le site (comme le musée par exemple) sauf à passer par ses services, moyennant des sommes astronomiques, plus de vingt fois au dessus de la moyenne !
Courage fuyons !
Si la visite de Palmyre est libre, l'entrée du principal temple est payante. Notre Lonely Planet prévient qu'il reste peu de chose de ce bâtiment mais Kuba et Kasia décident de le visiter. Il faut dire qu'ils sont étudiants et que les entrées leur coûtent un dixième du prix. Oh surprise ! Le cerbère de service leur refuse la réduction
. Tout le monde s'en mêle. Sous nos yeux hallucinés
, la TV syrienne débarque : "Que se passe-t-il ?" Nous leur expliquons. Un coup de fil au directeur et nos amis ont leur réduction. Quant à nous, nous rentrons gratuitement, invités par l'équipe de journalistes qui fait un reportage sur le tourisme en Syrie. "Que pensez-vous de la Syrie et des Syriens ?" Marine fulmine
. Devant la gentillesse de nos interlocuteurs, nous nous détendons, nous rappelant les merveilleux moments passés à Damas. Apparemment nous avons fait bonne figure... Nous profitons enfin de ce site superbe et le sillonnons par nos propres moyens mais quand même, quel gâchis de mettre ces personnes peu agréables comme premier contact avec les touristes. Comme partout direz-vous mais à Palmyre, le manque de touristes les a rendus particulièrement agressifs.
| 27 septembre 2003 |
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Nous faisons équipe depuis maintenant plusieurs jours avec nos amis polonais et quittons le Liban pour rejoindre Hama en Syrie.
Nous passons la journée à flâner le long de l'Orontes pour découvrir ces incroyables norias : gigantesques machines hydrauliques qui fonctionnent dans un vacarme inimaginable.
Hama est une petite ville dont le principal intérêt réside dans ces norias. En effet, la vieille ville a pratiquement été entièrement rasée dans les années 80 par le président qui a jugé bon d'employer les grands moyens pour juguler un début d'émeute. Oups ! ![]()
Pour autant nous apprécions le confort de l'hôtel Cairo qui propose des chambres propres avec salle de douche et eau chaude pour un prix somme toute très compétitif. Et puis nous sommes au coeur d'un réseau routier menant à plusieurs sites.
| 14 septembre 2003 |
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Lever 7h30 : nous n'allions tout de même pas manquer la messe ! Nous avons promis à Bahej de l'accompagner et nous serons bien les seuls... 1h30 de messe orthodoxe en arabe et en grec, le temps de se familiariser avec le signe de croix "inverse" et nous allons communier (pas question d'y couper). Même Marine a dû boire du vin syrien. Heureusement que cela a diminué ses réflexes sinon elle m'aurait pris en photo main dans la main avec Bahej en rentrant de l'église !
Bassam, Jehanne, Samarh et Elli nous accompagnent jusqu'a la station de bus.
Séance émotion.
Nous les quittons à regret ; peut-être arriverons-nous à les revoir d'ici deux semaines.
| 13 septembre 2003 |
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Journée tranquille à se balader dans Damas et à chercher un cyber-café.
Comme nous avons été invités à dormir chez nos amis, nous libérons l'hôtel et les rejoignons en fin de journée.
C'est la fête dans le quartier chrétien et les pétards explosent.
Nous discutons jusqu'à plus de trois heures du matin, buvant et goûtant diverses spécialités continuellement.
Le temps passant, les conversations deviennent plus profondes. Nous comprenons mieux les aspirations de nos hôtes, leurs valeurs et quelques unes de leurs frustrations.
| 12 septembre 2003 |
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Séduits la veille par la vieille ville, nous y retournons et la découvrons au calme en ce jour de vendredi ou tout est fermé. Nous retrouvons Elli pour aller faire les courses dans le quartier chrétien, pour sa part très animé. Toute la future belle famille d'Elli se joint a nous pour ce "BBQ". Nous rencontrons notamment la future fiancée venue avec son patron, ainsi que les futures belles soeurs. Parmi celles-ci nous faisons la connaissance de Jehanne l'étudiante ingénieur et de son mari Bassam grand chef cuisinier. Ils reviennent de Singapour qu'ils ont dû quitter suite à la montée d'un certain racisme après le 11 septembre. Tous les deux sont passionnants et leur histoire nous touche. Nous avons aussi la chance d'assister en direct à la demande en mariage d'Elli. Et là, comme dans son resto, nous le voyons exercer ses talents commerciaux "arabo-americains" (dynamique et charmeur). Il faut dire qu'Elli a vécu plusieurs années aux States où il a même été marie et que cela fait de lui un personnage complexe... Nous passons la soirée et partie de la nuit dans les différentes maisons de la famille à boire du thé et fumer le Narguilé avec toute une bande de jeunes Syriens. Nous rentrons à l'hôtel épuisés et ravis pas cette journée d'échanges intenses avec ces jeunes chrétiens ayant pour certains vécu à l'étranger et avec qui le dialogue a tout de suite pu être noué.
| 11 septembre 2003 |
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C'est au restaurant Le Club des Journalistes que nous rencontrons Elli le businessman, le patron. Il nous propose une chambre en ville à un prix intéressant. Son futur beau-père, Bahej, passe alors nous prendre pour visiter en réalité sa propre chambre.
Alors que nous l'avons refusée car trop loin du centre, nous passons quand même le reste de la journée avec lui à boire le thé et à perfectionner notre arabe. Il nous invite à revenir demain pour le déjeuner. Nous finissons la soirée en nous baladant dans un Damas en pleine effervescence et prenons un verre avec un jeune étudiant Syrien.
C'est drôle comme une journée passe vite quand on s'arrête!