26 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Nuit en train

Un ferry nous permet de quitter Koh Tao pour rejoindre Chumphon où nous prenons un train pour la ville de Sungai Golok, à la frontière de la Malaisie.
Après avoir traversé le nord de la Thaïlande dans des bus de nuit, nous parcourons donc le sud sans plus profiter du paysage mais avec une couchette cette fois ! Fatigue

Nuit calme si l'on fait abstraction d'une marchande ambulante qui a renversé tout son stock de soupe au riz sur le sac à dos d'Eric... Malade
Le contrôleur intervient aussitôt et s'en suit une scène tout à fait représentative de la culture locale : pas un mot plus haut que l'autre, la dignité en toutes circonstances ! Et c'est tellement plus reposant ! Respect

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25 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Dernier jour à Koh Tao

Les billets achetés, nous profitons d'un dernier jour de plage avant de descendre vers la Malaisie. Lunettes
Désolés si les photos se sont faites rares ces derniers jours mais bien souvent nous ne prenons pas nos appareils avec nous par crainte du sable et des vols...

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24 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Vive le sport !

Les Thaïlandais, hommes et femmes, connaissent sur le bout des doigts tous les joueurs et le palmarès des équipes de foot européennes. Interloqué Avons-nous à faire à des fondus du ballon rond pour défendre ainsi avec tant de ferveur leurs équipes favorites chaque soir de coupe d'Europe ? Non, et d'ailleurs il en va presque de même avec le tennis pour Wimbledon, il s'agit tout juste de parieurs invétérés qui misent très très gros ! Clin d'oeil

Plage Ao Leuk à Koh Tao      
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23 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Beau temps, mer calme

Tant qu'il fait beau nous en profitons, notamment avec Laurence et Arnaud. Lunettes

Lecture  à Koh Tao Soirée  à Koh Tao    
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22 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Stupéfiant

Dans un bar très en vue de Koh Tao, la carte des boissons va jusqu'à proposer un thé aux champignons dont la mention "spécial" lève toute ambiguïté. Interloqué Il n'y a décidément bien que le prix des stupéfiants qui soit ici prohibitif ! C'est en tout cas assez ironique de penser que nous aurons sous peu atteint la Malaisie où l'alcool n'est déjà pas bien vu et où la détention de drogue est tout bonnement passible de la peine de mort ! Oups ! Interloqué

Foot  à Koh Tao Soirée  à Koh Tao    
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21 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Recettes préférées

La cuisine locale a le vent en poupe sur cette île, surtout un peu à l'écart de la plage principale et de sa "western food". Du coup, nous goûtons avec plaisir des curry de poissons ou bien ces mêmes poissons cuisinés dans du lait de coco ou encore en soupe agrémentée de gingembre et de citronnelle.Miam Autant d'alternatives heureuses au riz frit si fréquent dans toute l'Asie du sud-est...

Coucher de soleil sur  Koh Tao Un matin à Koh Tao    
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20 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Les kà-thoey

A l'instar des gays et lesbiennes, les transsexuels sont depuis longtemps reconnus en Thaïlande. Des travestis apparaissent en effet déjà dans les opéras populaires les plus traditionnels et les kà-thoey (hermaphrodites) ont une place à part entière dans la société thaï - en tous cas bien mieux acceptés qu'en Occident.
Quasiment tous les kà-thoey étaient des garçons et ont très souvent adopté une personnalité féminine dès le plus jeune âge. Beaucoup prennent des hormones sexuelles féminines en grandissant pour dissimuler leurs caractéristiques masculines ou vont jusqu'à se faire opérer les organes sexuels.
Alors que les étrangers ont tendance à regarder les kà-thoey comme des curiosités culturelles ou des objets sexuels, en Thaïlande ils sont tout simplement considérés comme un troisième sexe.
Bon nombre de kà-thoey exerce des métiers très en vue, comme animateurs, acteurs, présentateurs de variétés ou même femmes d'affaires. Les "acteurs" dans les cabarets kà-thoey comme le Calypso de Bangkok et Tiffany's à Pattaya deviennent souvent de grandes stars. La plupart du temps, on ne sait même pas qu'on est en train de parler à un kà-thoey tant ils peuvent être convaincants.

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19 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Sous le soleil...

Cette île a effectivement pris une autre dimension depuis qu'il a cessé de pleuvoir : eaux cristallines, plages immaculées et poissons multicolores ne sont visibles qu'à la lumière du soleil ! Lunettes

L'ambiance est autrement plus détendue, les habitants de Koh Tao encore plus cool et les touristes ont retrouvé le sourire. D'ailleurs, entre bronzette, lecture et plongée, nous faisons la connaissance d'un couple français fort sympathique : Laurence et Arnaud. Nous échangeons quelques tuyaux (restos bien sûr, mais aussi meilleure crique de l'île pour plonger avec un masque et un tuba, telle autre où l'eau est assez profonde pour nager...).
Ensemble, nous formons une fine équipe pour profiter aussi de l'ambiance nocturne, quelques jours encore avant de descendre vers la Malaisie où l'animation sera sans doute très différente... Clin d'oeil

Eric à la plage à Koh Tao Lecture à Koh Tao    
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18 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Le saviez-vous ?

La Thaïlande a connu 19 coups d'état depuis 1932, dont 10 ont abouti à un changement de gouvernement.

C'est la chutte de bath thaï qui a déclenché la crise économique asiatique des années 90.

Une peine de prison de 7 ans sanctionne quiconque manquerait de respect au roi en public.

Le tourisme sexuel représente aujourd'hui plus de la moitié de tout le tourisme en Thaïlande et 5% du PNB !

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17 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

J'aime lire

Malgré les prédictions pessimistes d'un commerçant d'origine occidentale décidément très "force de vente" nous ayant prédit trois semaines de mauvais temps, le soleil pointe aujourd'hui enfin le bout de son chaud petit nez ! Lunettes
Nous profitons de l'occasion pour embarquer sur un bateau, cap au large sur un site de plongée renommé. Mais soleil n'est pas synonyme de mer calme. Et, pour une première fois, nous sommes soudain pris d'un terrible mal de mer. Malade Il faut donc que nous soyons vraiment très fatigués pour être tous les deux ainsi malades alors que nous avons normalement plutôt le pieds marin. Interloqué

C'est décidé, si le soleil se maintient, nous prendrons le temps de nous reposer et de nous délester des magazines et bouquins que nous avons précieusement conservés pour le jour où justement nous nous poserions un peu ! Roi

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16 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Coup de gueule !

Tâchons d'explorer un peu cette île qui fait environ 21 km², à 70 km de la côte dans le Golfe de Thaïlande. Précisons tout d'abord que Koh Tao signifie "île des tortues" parce que, autrefois, les eaux étaient riches en tortues de mer, tout simplement. Depuis, elles ont déménagé. Ah bon !
La saison touristique va bientôt commencer (sans doute quand il cessera de pleuvoir) et il n'y a pas grand monde pour le moment. Tout semble un peu comme endormi. Triste Les prestataires sont peu dynamiques, parfois même complètement camés et prodigues en inepties. Ironie
Curieusement, les centres de plongée et les boutiques un peu sympas sont tous tenus par des occidentaux. Pour le peu que nous en percevons aujourd'hui, l'harmonie n'est pas forcément au rendez-vous avec les locaux. Le plus étonnant, alors que nous imaginions que ces derniers n'avaient pas eu le temps de s'adapter à la récente invasion des touristes, c'est qu'il n'y a pas de "natifs" sur cette île. En effet, elle n'était pas habitée (sauf par une prison politique entre 1933 et 1947) avant que les premiers centres de plongée ouvrent dans les années 80. Du coup, toutes les personnes aujourd'hui installées ici sont venues pour profiter de l'afflux touristique et c'est un petit peu énervant car cela justifierait tout de même un minimum de professionnalisme ! Grommelle

Passons. Cela va bien dans le décor de toutes façons, avec cette seule et unique route défoncée, pas mal de déchets disséminés sur les plages et une décharge officielle installée devinez où ? Et bien au sommet de la colline qui se trouve au milieu de l'île. Non, c'est parfait, vraiment ! Larme
De toutes façons on comprend vite que les prestataires installés ici sont venus pour faire un max d'argent le plus vite possible, qu'il n'y a une fois de plus pas de vision à long terme et que le prélèvement d'une taxe pour le traitement des déchets semble relever de la plus pure utopie !
Quoi ? Je suis d'humeur râleuse ? Hum, c'est peut-être la météo maussade qui veut cela, entre nuages et orages... Et puis de temps à autres cela fait du bien !

Apéro à Koh Tao Bungalows à Koh Tao    
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15 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Koh Tao

Bienvenue à Koh Tao

Il est 5 heures du matin. La nuit dans le bus a été plutôt calme, ce qui n'a pas empêché la disparition de l'un de nos porte-monnaie. Grommelle Reste à attendre le bateau pour rejoindre l'île de Koh Tao. Il fait encore nuit et on nous offre de patienter devant une télévision diffusant sous nos regards distraits et pour la énième fois (après l'agence de Bangkok en boucle et dans le bus) un film publicitaire très bricolé vantant une station balnéaire chic du coin. Deux heures plus tard nous embarquons et avons droit à une nouvelle diffusion de ce film affligeant avant que notre attention soit monopolisée par le film de la traversée : Faust par Fernandez je crois, dont le choix est tout à fait critiquable vu qu'il s'agit à la fois d'un film d'horreur et érotique et que ce bateau de tourisme transporte des familles avec enfants. Passons, c'était assez déroutant. Soupconneux Heureusement, pour rattraper ça, nous avons eu droit une fois encore au film publicitaire de la station balnéaire en guise d'épilogue !

Nous ne sommes pas très bien réveillés quand le bateau accoste. Il fait gris et nous nous mettons en quête d'un hébergement. Assez vite nous avons des démêlés avec une réceptionniste dont le comportement démontre un inquiétant amateurisme. Ironie Puis il se met à pleuvoir des cordes et toutes nos affaires se retrouvent trempées en moins de deux ! Triste Nous finissons donc par louer une hutte en palmes et bambou, isolée dans les arbres et d'où on voit la mer au loin.
La tempête fait rage, on ne quitte pas notre cabane alors que les éléments se déchaînent dehors et en profitons pour... rattraper un peu de la nuit passée dans le bus ! Endormi

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14 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Soyez prudents !

Tout au long de notre voyage nous nous serons senti en sécurité, mis à part il va sans dire sur les routes cahoteuses et peut-être aussi à Quetta au Pakistan où les tensions communautaristes étaient patentes. Grosse peur Seuls quelques larcins plus ou moins menus dans nos chambres d'hôtels Larme auront troublé notre quiétude absolue. Grommelle
C'est en Thaïlande que nous nous inquiétons sans doute le plus : pas d'être agressés mais plutôt d'être détroussés de nos maigres biens usés par le voyage. Soupconneux En effet, aux avertissements des guides touristiques s'ajoutent les témoignages directs presque quotidiens des touristes que nous croisons ; chambres d'hôtels régulièrement visitées, bagages dans les bus méthodiquement fouillés, appareils photo et portefeuille chapardés en douce dans les transports de nuit.
Malgré notre vigilance et -pensions-nous- expérience, un petit porte-monnaie contenant 70 dollars disparaît mystérieusement dans notre bus de nuit entre Bangkok et Koh Tao. Grommelle

Il faut dire qu'ici plus qu'ailleurs, la société de consommation est venue aiguiser les appétits, bouleversant profondément une structure communautaire bouddhiste normalement moins encline à ce genre de pratique...

Shopping à Bangkok      
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13 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Les plaisanteries les plus courtes...

Depuis quelques mois, peut-être l'aurez-vous remarqué, nos textes ont eu largement tendance à se raccourcir. Pour tout vous dire, il se trouve que nous les tapons sur un pocket PC agrémenté d'un clavier. Seulement voilà, après 7 mois de bons et loyaux services, notre clavier a commencé à donner des signes de faiblesse, pour finalement rendre l'âme il y a de cela déjà plusieurs semaines... Triste
De retour à Bangkok, nous sautons sur l'occasion de le faire réparer. Mais ici aussi la société de consommation s'est imposée et il revient moins cher d'en acheter un neuf ! Ironie
Tout de même quel soulagement d'être de nouveau opérationnels, même si nous devons jongler avec un clavier qwerty sans accents... Grommelle

Sauf que, depuis que nos textes sont plus concis, nous avons reçu plein d'encouragements ! Clin d'oeil Il faut donc croire que des textes plus courts sont aussi plus faciles ou agréables à lire.
On doit également vous avouer qu'arrivant dans la dernière ligne droite de notre voyage, il nous prend l'envie de trouver un endroit calme où poser nos frusques et faire le point sur ces presque dix mois non stop ! Les nombreuses îles de Thaïlande ou de Malaisie sont autant de lieux idéaux pour ce faire. Cela va sans dire, alors que notre quotidien ne nous offre déjà pas toujours l'occasion d'avoir quelque chose d'exceptionnel à vous raconter, si nous passons quelques temps sur des îles il ne faudra pas vous inquiéter si notre prose se réduit encore un peu plus... Clin d'oeil

Gouter à Bangkok      
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12 juin 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Autre regard

Il n'y a pas à tortiller, Bangkok est la plaque tournante, le "hub" de la région et nous y revenons toujours, comme tout le monde, pour mieux repartir... Rien de bien nouveau donc sous le soleil (et la pluie), si ce n'est notre regard qui a changé.
En effet, au cours de notre premier séjour dans la capitale thaïlandaise, nous arrivions d'Inde et étions frappés par les contrastes : pour commencer le traffic nous apparaissait étonnamment calme, silencieux, non-polluant, respectueux du code et des piétons ; la propreté (des rues mais aussi des hôtels et restaurants) nous étonnait, tout comme la gentillesse qui semblait régir les relations. Un point négatif, tout de même à l'époque : les prix exorbitants par rapport à l'Inde et qui suffisaient à nous dissuader de prendre le taxi !

Maintenant, après plusieurs mois en Asie, nos référents ont bien changé et le grand nombre de voitures dans les rues de Bangkok nous semble insupportable, les hôtels neufs ont déjà vite vieilli et les prix nous apparaîssent déjà un peu moins dissuasifs à l'approche de la fin du voyage... Ironie En revanche ce sourire qui nous avait séduits en arrivant nous impressionne beaucoup moins, notamment après la Birmanie. Et il en va de même pour le professionnalisme qui nous avait fait tomber en pamoison en arrivant d'Inde mais qui, surtout après le Vietnam, semble tout à fait dans la normal.
C'est décidemment toujours amusant de constater la propension de l'homme à s'adapter à son environnement, au point d'en modifier jusqu’à son jugement !
Et sur Paris, quel sera notre regard ?

Ailerons de requins à Bangkok Temple Arawan à Bangkok    
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15 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Une conclusion sur l'Inde

Nos visas enfin dans la poche, nous sommes sur le point de reprendre notre chemin en rejoignant le Myanmar. Il est donc temps de fermer le chapitre de l'Inde. Plutôt que d'écrire nous même une conclusion, voici un texte d'Olivier Germain-Thomas, extrait de son livre "La tentation des Indes" et qui exprime a merveille notre ressenti ! Large sourire

"Le voyage en Inde est un voyage dans le temps plus que dans une autre conception du monde. J'imagine les voyageurs du siècle dernier, tout cravatés qu'ils étaient, plus à l'aise avec le rythme de vie des Indiens et leurs conceptions de la vie et de la mort, que les hippies d'aujourd'hui, costumés à l'indienne et la cervelle tartinée de Veda en pocket book, mais nés dans un monde coupé de la respiration de la nature. Les voyageurs grecs qui furent nombreux à se rendre en Inde, de Mégasthène à Appollonius de Thyane, l'abordaient comme un pays aux rites familiers; ils y trouvaient des Dieux comparables aux leurs, et une sagesse qui ne choquait nullement leur prétendue "raison". L'omologoumenos ti phusei qu'on répétait sous la Stoa est un écho à la pensée de la Bhagavad Gita: "Quel qu'il soit, celui qui agit conformément à sa nature atteint la perfection."
Je sais maintenant qu'on raconte n'importe quoi sur l'Inde, sur sa nature qui serait imperméable à la nôtre. Il s'agit tout simplement d'une société agricole, sédentaire et traditionnelle, avec un sens du temps cyclique lié aux lunaisons et à la mousson, un respect divin de la vie, un ritualisme pointilleux associé à un fatalisme devant les pulsions de la nature, et qui s'est préoccupé, probablement plus que partout ailleurs, de la maîtrise du psychisme et de son pouvoir sur les éléments matériels. Qu'a-t-elle à nous apporter ?
C'est la seule question sérieuse car, après tout ce qu'elle est dans son essence ne nous importe que dans la mesure où elle peut nous changer. Il y a d'abords la beauté, non pas seulement celle de la terre ou des temples, mais celle dont l'homme s'est revêtu dans la vie quotidienne. Si je lui étais dévot plus fidèle, je pourrais oublier ici mes questions et m'abandonner à ses bras. Regarder le soleil se coucher sur un des temples du Sud tout bruissant encore de la pûjâ est peut-être le dernier plaisir sacré que l'homme d'Occident peut s'offrir avant la nuit qui s'annonce. Mais il y a aussi ce lien avec la globalité de l'univers, cette manière de ne plus concevoir l'homme isolé, de le comprendre dans son ensemble où les différentes composantes de son humanité : corps, esprit, âme ou conscience interfèrent les unes avec les autres en un mouvement global. Et même si l'Inde a perdu les secrets qui ont pu la conduire dans ces zones où l'Unité est une expérience vécue, elle garde des parfums de cette ancienne union et, qui sait ? pourrait encore nous instiller.
Je connais maintenant les conditions qu'elle pose et c'est pour ne pas les avoir remplies que j'ai si peu avancé. Aucune progression, d'aucun ordre, ne peut se faire sans un engagement de l'être complet. L'intellect n'est là que comme une main qui peut à la rigueur attraper le fruit. Ensuite, il s'agit de le manger et, ainsi, de transformer nos cellules."

"On n'arrive pas au Soi par des enseignements, ni par l'intelligence, ni par le savoir. Il est atteint par celui qui se dédie à lui. A celui-là, le Soi révèle sa forme. Celui qui n'a pas renoncé à l'action, qui n'a pas trouvé la paix, qui ne sais pas se concentrer, qui n'a pas réduit sa pensée au silence ne peut atteindre le Soi par la seule force de l'intelligence" (Katha Upanishad)

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14 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Remise en forme

D'abord déçus par les quelques jours perdus avec cette histoire de visas, nous tâchons finalement d'en tirer profit en allant visiter le Grand Palais et élargir notre périmètre de rayonnement sur Bangkok. Roi
Ce faisant nous constatons, rassurés, que les chauffeurs de tuk-tuk (équivalent thaïlandais du rickshaw) ont ici aussi une imagination débordante pour en faire le moins possible... En effet, après avoir été assez conciliants pour aller visiter un emporium (de ces établissements qui commissionnent les chauffeurs en bons d'essence), nous nous entendons dire par notre chauffeur qu'il n'a plus le temps de nous conduire à destination avant de céder son véhicule au chauffeur suivant, mais que justement le bus dont l'arrêt est devant nous nous y mènera. Colère
Encore peu au fait des mentalités, nous employons la méthode ferme-mais-douce en refusant de bouger du véhicule. Siffle Nous ignorons encore si cette technique est la panacée ici mais toujours est-il qu'avec un peu de patience nous sommes arrivés à bon port et sans violence s'il vous plaît... D'ailleurs personne n'a perdu la face dans cette histoire car c'est un autre tuk-tuk qui a fini la course, payé par le premier. Large sourire

Enfin nous pouvons visiter la société Siam, genre de centre culturel national. Nous y trouvons, en plus de gens charmants généreux de leur culture, une riche bibliothèque historique et une superbe expo de photos comme nous aimerions tant savoir en prendre. Respect Heureusement donc que nous n'avons pas eu nos visas comme prévu car il nous aurait manqué cette journée pour aller explorer les quartiers Est et une autre image de Bangkok ! Roi

Alors que Kaosan Road se trouve au beau milieu des monuments historiques dans un quartier peu résidentiel mais incontournable pour les touristes, l'Est est plutôt la zone huppée où se trouvent les boutiques chics, accessoirement les bars à gogo-dancers et ce n'est pas tout... C'est la fin d'après-midi. Nous avons pas mal crapahuté et cédons à l'attrait d'un centre de massage à la déco raffinée, juste pour demander les prix... Clin d'oeil Nous n'avions jusqu'ici pas été tentés par les établissements croisés vers Kaosan Road et qui proposent des formules certes bon marché mais sentant trop l'usine à touristes avec, derrière la baie vitrée, ces rangées de tables de massage recouvertes de chair blanche boudinée dans des shorts trop petits.
Mais ici en revanche, nous craquons pour une heure de massage traditionnel et glissons doucement vers une initiation au raffinement thaï à base d'étoffes précieuses, de matériaux nobles, de senteurs subtiles et délicates, de musique apaisante, le tout accompagnant un savant massage mémorable.
De petits bouts de femmes prévenantes plient nos membres dans des postures précises pendant qu'elles pressent des points de notre anatomie (de la plante des pieds au sommet de la tête) avec leurs doigts agiles mais aussi leurs coudes, genoux, pieds ou menton... Un sacré boulot, c'est indéniable et qui plus est sur nos carcasses fourbues !... Roi
Décidément, quelle chance ces visas en retard qui nous permettent cette remise en forme des plus efficaces ! Amour

Centre de massage à Bangkok Garde au Grand palais de Bangkok Grand palais de Bangkok Offrandes au Grand palais de Bangkok
Statues du Grand palais de Bangkok      
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13 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Visas pour la Birmanie

De retour à Bangkok, nous nous réveillons tout excités ! Ce soir, nous repartons sur le chemin interrompu de notre périple en prenant un avion pour Yangon (Rangoon) au Myanmar. Première chose, aller récupérer nos passeports à l'agence qui s'occupe de nos visas. Là, avec le sourire, notre interlocutrice nous apprend que l'ambassade du Myanmar a gardé nos passeports. Ils veulent nous interroger. Surpris
"Mais, vous nous aviez garanti qu'il n'y aurait pas de problèmes, que nous n'avions pas de raisons de rester à Bangkok !"
"C'est vrai, c'est la première fois que cela arrive." Soupconneux
On est samedi, il nous faut maintenant attendre jusqu'à lundi pour en savoir plus, en attendant méditons cette histoire chinoise racontée par Jean Grenier et que tout voyageur doit toujours avoir à l'esprit :
"Un vieillard qui vivait avec son fils perdit un jour son cheval ! Les voisins vinrent lui exprimer leur sympathie pour ce malheur et le vieillard demanda : "Comment savez-vous que c'est un malheur ?" Quelques jours plus tard, le cheval revint, suivi de plusieurs chevaux sauvages, et les voisins retournèrent féliciter de cette chance le vieillard, qui répliqua : "Comment savez-vous que c'est une chance ?" Entouré de tant de chevaux, le fils se mit à les monter et, un jour, il se cassa la jambe. De nouveau les voisins exprimèrent leur sympathie et le vieillard répondit : "Comment savez-vous que c'est de la malchance ?" L'année suivante, il y eut une guerre et, parce que le fils était boiteux, il n'alla pas au front." Lie-Tzeu

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12 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Objets inanimés avez-vous donc un Esprit ?

Pour les Thaïlandais, si toute chose a comme pour nous un propriétaire, il va aussi de soi que tout lieu a son "Esprit", non pour des raisons morales quelconques mais parce que c'est un fait, au même titre que l'eau mouille et le soleil brûle ! Interloqué

Il existe des Esprits pour une ville, un quartier, une maison, un temple...
Toute personne humaine se doit de les honorer en fonction de leur zone d'influence géographique : tout manquement pourrait entraîner des représailles de l'Esprit dans le périmètre qui est sous son influence. Il n'y a aucune hiérarchie entre eux et chacun doit être honoré individuellement. Les Thaïlandais prennent particulièrement soin des Esprits de leur maison, qui veillent à ce que tout se passe bien au sein du foyer.

Chaque Esprit doit être honoré dans un lieu qui lui est approprié. Inutile d'invoquer sa protection n'importe où et quand. C'est pourquoi nous retrouvons un peu partout devant les maisons des petits temples grands comme une maison de poupée et juchés sur un piédestal, dédiés aux Esprits du lieu.

Pour obtenir leurs faveurs, il faut d'abords venir leur rendre hommage et leur faire quelques offrandes. Chacun d'eux a ses préférences. Ainsi, l'Esprit du pilier de la ville de Bangkok aime tout particulièrement (à notre grand bonheur Large sourire) les représentations de chant traditionnel, l'Esprit féminin (Chaomae) a pour sa part une prédilection pour les phallus, le brama du grand hôtel Erawan aime les fleurs, les statues d'éléphants et... les donations à l'hôpital d'Erawan ! Surpris

Incroyable univers dans cette capitale extrêmement moderne qu'est Bangkok. Autant nous n'avions pas été si surpris par l'extraordinaire univers métaphysique indien tellement l'ambiance au quotidien y est éloignée de la nôtre, autant nous sommes surpris de découvrir ce fantastique monde ésotérique dans une ville qui s'apparente à n'importe quelle grande ville d'Occident. Et nous ne sommes qu'au début de nos surprises... Large sourire

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11 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Ayutthaya

Le sourire thaïlandais

Les Thaïlandais nous apparaissent comme étant incroyablement gentils.
Aujourd'hui, en achetant un petit sac, la vendeuse aura eu toutes les qualités de patience, de discrétion, d'interventionnisme à bon escient, le tout avec un sourire respirant le bonheur. Respect De plus, non seulement elle vendait son sac beaucoup moins cher que les mêmes sur le marché mais, une fois à la caisse, notre charmante vendeuse nous octroie une importante réduction. Surpris

Mais que cachent donc tous ces sourires ? Pourquoi une telle gentillesse ? En bons Occidentaux que nous sommes, et suite à trois mois d'expériences bien différentes, nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger. Niels Mulder, dans son livre sur la société thaïlandaise, nous apporte quelques clés.
Dans la société thaïlandaise, l'univers extérieur à la maison est potentiellement dangereux et, dans tous les cas, imprévisible. Pour s'en protéger, il existe deux grandes parades : les amulettes et éviter tout conflit avec autrui.
Eviter les conflits passe par le respect des règles sociales, dont le respect hiérarchique, ou tout simplement par le sourire et ce que nous appellerions la gentillesse.

Notre vendeuse applique donc naturellement ces principes sociaux et il est très probable que ses gestes soient des plus sincères. Large sourire Le tout n'enlève rien au sens professionnel de ces actes qui impliquent que tout client satisfait peut devenir un bon client ou attirer d'autres clients. Mais compte tenu de la culture ambiante, il est fort probable que, dans ce cas précis, ce ne soit pas le moteur premier de son attitude.

En fait, c'est tout un nouvel univers que nous découvrons doucement où la conception du monde et des rapports sociaux est bien différente de ceux des autres pays que nous avons traversés.

Hommes dans un parc à Bangkok On rentre du boulot à Ayutthaya Resto d'un soir à Bangkok Trottoir de Bangkok
Vendeur dans un parc de Bangkok      
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10 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Ayutthaya

Ayutthaya

Nous sommes arrivé hier à Ayutthaya. Située a quelques 86 Km au nord de Bangkok, Ayutthaya, aujourd'hui une petite ville tranquille, fut la grande et splendide capitale du Siam (ancien nom de la Thaïlande) entre 1350 et 1767. Pas moins de 33 rois thaïlandais se sont succédés à Ayutthaya avant que la cité ne soit conquise et entièrement détruite par les Birmans. Les dommages furent tels que les Thaïlandais, qui avaient pourtant rapidement expulsé les Birmans, décideront de reconstruire leur capitale plus loin, d'abord sur la côte puis un peu plus tard à Bangkok.
Les nombreuses ruines, largement dégradées malgré leur "jeune" âge, ont été ici aussi bien mises en valeur. Il faut dire que le site d'Ayutthaya a été reconnu par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial de l'humanité ! Large sourire
Les ruines sont disséminées tout autour et dans une grande île délimitée par les croisements de trois rivières.

La ville est beaucoup plus touristique que Lopburi. Malgré les nombreuses prestations de tours organisés qui s'offrent à nous, nous décidons de profiter du temps que nous avons pour explorer, à notre rythme, chaque site à pieds, quartier par quartier. Nous nous laissons prendre par l'ambiance plus dynamique d'Ayutthaya, du moins en comparaison avec la très calme Lopburi.

Notre plus grand plaisir quotidien en tant que bons Français que nous sommes est, à l'heure de chaque repas, d'arpenter les marchés à la recherche de nouvelles saveurs. Miam
Une chose est sûre, nous ne sommes pas déçus tellement les Thaïlandais savent à merveille manier les saveurs sucrées, salées, et les épices. Poissons, viandes et insectes, tout se mange, agrémenté d'une multitude de fruits et de légumes qui nous sont totalement inconnus.

Du pur bonheur ! Roi

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9 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Lopburi

Surprises de Lopburi

Avant de prendre un train pour Ayutthaya, profitons encore du calme de Lopburi. Un petit tour sur le marché est l'occasion de trouver de quoi petit déjeuner. Un ananas frais coupé en dés nous comble et nous allons même jusqu'à l'agrémenter d'un jus d'orange frais lui aussi, et servi dans un sac plastique avec une paille. Roi Ô surprise : pour notre plus grande joie, nous n'avons sans doute pas fini d'étonner nos papilles dans ce pays où l'on boit le jus d'orange...salé ! Surpris

Après cela, nous visitons les ruines de temples aux influences khmers qui s'échelonnent des 12e au 17e siècles et sont dans l'ensemble en assez mauvais état de conservation à cause notamment de l'utilisation de matériaux fragiles comme la brique. Triste Discerner les différents styles et influences n'est donc pas une mince affaire mais cette difficulté est compensée par l'atmosphère des plus plaisantes qui règne sur ces sites. Les touristes, qui sont majoritairement des asiatiques, sont très discrets et respectueux. Respect On s'attarde donc volontiers aux abords des ruines, devant un Bouddha couché ou un autel improvisé. Large sourire

La ville de Lopburi toute entière est en quelque sorte empreinte de cette ambiance paisible, avec ses grands parcs pleins d'arbres en fleurs et d'oiseaux autour des ruines, ses rues bordées d'allées de bonsaï, et aussi ses sanctuaires bouddhistes aux moines généreux et accueillants. Amour

Alors que nous déambulons dans une des artères majeures du centre ville, en pleine animation d'une fin d'après-midi, soudain, la ville entière se fige devant nos yeux. Chaque passant s'immobilise comme pétrifié, chaque commerçant interrompt toute négociation, jusqu'au cycliste qui cesse de pédaler et à l'enfant qui arrête de crier... Interloqué Nous nous immobilisons donc comme tout le monde, l'espace de quelques minutes avant de chercher à comprendre l'origine de ce curieux comportement. On nous apprend alors avec beaucoup de solennité que l'hymne national venait d'être diffusé par haut-parleur et que toute la ville marquait ainsi son respect à la nation et à la monarchie. Le message est en tous cas éloquent et n'est pas sans nous faire repenser à tous les portraits de gouvernants ostensiblement affichés dans les villes, les maisons, magasins et jusque sur les cahiers d'écoliers dans les pays du Moyen-Orient. Après, à chaque pays sa sensibilité pour exprimer son respect de la hiérarchie. Clin d'oeil

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8 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Lopburi

Une ambiance agréable

Décidément, ici tout le monde est tranquille, le sourire aux lèvres et la gentillesse dans tous les gestes. Que c'est reposant ! Amour Nous en profitons pour visiter tranquillement l'ancien palais du grand roi Narai (XVIIe s), celui-là même dont nous parlions il y a quelques jours et qui a échangé des ambassades avec Louis XIV. Malgré l'époque pas si lointaine, les bâtiments construits en brique sont déjà tous en ruines. Un petit musée très bien fait et une maquette du site reconstitué viennent à notre secours. Le musée est consacré aux relations du roi Narai avec l'étranger et tout particulièrement ses liens avec la France. Roi

Le site est à l'image de Lopburi : très agréable, avec une ambiance tranquille, plein de charme, sans ostentation mais intéressant et plutôt bien mis en valeur.
Nous flânons dans cette petite ville paisible et vraiment plaisante. Nous aimons son marché, ses petites rues, les bords du fleuve avec ses temples et ses maisons de pêcheurs (et les fameux filets chinois que nous avions déjà pu voir dans le Kerala), ses musées et surtout le sourire gracieux de ses habitants. Large sourire

Seul mais énorme point noir, peu de gens parlent anglais et notre thaï ne se limite encore qu'à 4 ou 5 mots péniblement prononcés. Triste
Dommage, on a déjà tellement de questions à leur poser ! Nous nous consolons avec des livres sur la société thaï que nous venons de nous procurer...

Bouddha de Lopburi Cimetière bouddhiste à Lopburi Maisons au bord de la rivière à Lopburi Rues de Lopburi
Ruines du palais du roi Narai à Lobpuri      
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7 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Lopburi

En route pour Lopburi !

Ce matin nous reprenons nos cliques et nos claques pour tâcher de nous extraire de cette pouponnière à touristes qu'est Kaosan Road !
Rien qu'en sortant de notre chambre avec nos sacs-toujours-trop-lourds sur le dos, nous rencontrons une des employées de l'hôtel chargée de l'entretien. Celle-ci nous gratifie d'un sourire étincelant, nous demande poliment si nous partons et, dans un anglais impeccable, nous remercie d'être venus et espère nous revoir bientôt. Nous en restons plantés là, bouche bée dans le couloir devant tant de professionnalisme, en tout cas selon ce qui était devenu notre standard ! Honnêtement, le Lucky Hôtel nous aura fait une forte impression à notre arrivée dans ce pays ! Roi

Mais allons aussi voir ce qui se passe en province en entamant une équipée de 154 Km vers le nord en direction de Lopburi, capitale au 17e siècle et ne comptant plus que 40 000 habitants en 1995. Tout d'abord nous prenons un bus local rempli de gens courtois pour la gare routière : 1 heure de visite dans les rues propres et calmes de Bangkok un dimanche matin ! Respect Puis, à la gare routière et ignorant encore les conditions de voyage dans ce pays, nous décidons prudemment de prendre des forces en nous installons dans une des gargotes du coin. Il est assez difficile de décrire ces établissements dans lesquels nous avons pris l'habitude de manger en Thaïlande et qui consistent en une cuisine rudimentaire sur stand roulant avec tables et chaises entre le trottoir et la route. Ceux qui connaissent l'Asie doivent reconnaître ! Les menus proposés sont succincts : soupes, riz, nouilles ou brochettes, mais il n'existe pas deux façons identiques de préparer tout cela... Miam

Jusque-là, il nous avait semblé que le pays entier travaillait à préserver la quiétude ambiante et que tout était fait pour ne pas déranger son prochain. Quelle surprise d'entendre alors ce son chaotique diffusée à proximité et vaguement semblable à une mauvaise chanson de variété : nous cherchons à en percevoir l'origine et remarquons une machine à karaoké dans chaque gargote ! Interloqué D'ailleurs, sous un auvent en face de nous trône un écran géant avec des paroles qui défilent sur fond de vieux clip. Un homme fixe cet écran avec concentration et un micro à la main. La scène nous paraît décalée et très drôle, avec cet homme tout seul prenant très au sérieux son rôle de pop star et tout ce petit monde laborieux autour qui semble résigné... Clin d'oeil

Nous ne nous attardons pas et grimpons dans un bus tout à fait récent dont les suspensions et le calme ne tarderont pas à nous endormir ! Endormi
A Lopburi en fin d'après-midi, nous dégottons un hôtel vraiment abordable et extrêmement propre avec ventilateur et moustiquaire. Nous n'avons de toutes façons pas besoin d'eau chaude en cette saison ! Clin d'oeil
La ville est calme, même si quelques magasins de marques internationales sont ouverts ce dimanche après-midi. Des ruines de temples et les vestiges de la glorieuse capitale sont disséminés un peu partout, au milieu de squares et d'arbres en fleurs. Voilà qui nous tiendra bien occupés au moins une journée ! Roi

Dans les jardins de Lopburi Marché à Lopburi Marché à Lopburi Marché à Lopburi
Marché de Lopburi      
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6 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Culture sous le soleil de Bangkok

Aujourd'hui, on s'cultive ! Direction le musée national de Bangkok. Nous commençons par le pavillon consacré à l'histoire de la Thaïlande. A la limite de la propagande, cette première partie du musée n'en est pas moins passionnante, extrêmement bien faite et bien présentée. Elle est en tous cas parfaite pour les néophytes que nous sommes. Nous y passerons pas moins de trois heures à tenter d'en assimiler un maximum ! Roi
Nous nous amusons de la première tentative d'ouverture vers l'extérieur au XVIIe siècle ; au temps du grand roi Narai qui, courtisé par les Perses, les Portugais et les Hollandais, succombe finalement au charme français du roi soleil Louis XIV ! Depuis cette époque, tous les étrangers sans distinction s'appellent les "farang", abréviation de "farangset" qui signifie "français" en thaï. Clin d'oeil
Ce n'est que vers la moitié du XIXe siècle que la Thaïlande s'ouvre véritablement vers l'étranger. Il est étonnant de voir avec quel succès les Thaïlandais semblent avoir su gérer leur ouverture au monde extérieur, louvoyant entre risques de colonisation et de repli sur soi, s'enrichissant de nouveaux modèles ni rejetés ni assimilés mais harmonieusement intégrés. Respect Voilà qui nous change beaucoup après avoir vécu les trois premiers mois de notre voyage dans un Moyen-Orient schizophrénique, pris en étau entre sa propre culture et celle de l'occident, et les trois derniers mois dans une Inde qui absorbe et dilue à sa sauce tout ce qui passe à sa portée !
Nous n'avons malheureusement plus qu'une heure pour visiter le reste du musée qui, de toutes façons est beaucoup moins bien mis en valeur. Et oui, il faudra s'en souvenir, ici beaucoup de musées ferment leurs portes dès 16h si ce n'est 15h30. Triste

Nous profitons des températures plus clémentes de fin de journée pour flâner au milieu d'un festival bouddhiste et à regarder, cette fois dans son intégralité, un match de takraw, une sorte de football thaïlandais. Les joueurs d'une même équipe forment un cercle au dessous d'un panier à trois entrées suspendu à plusieurs mètres du sol. Sans utiliser leurs mains, ils jonglent entre eux avec une petite balle en osier tressé, tentant de marquer des "paniers". Le style comptant autant que l'adresse, le nombre de points accordés varie selon la manière dont est marqué le "panier". Sympa, non ? Large sourire

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5 mars 2004 Thaïlande Thaïlande - Bangkok

Derniers préparatifs à Bangkok !

Profitons des facilités qu'offre Bangkok au touriste pour nous débarrasser d'un maximum de préparatifs pour l'Asie...
Tout d'abord et en prévision des grosses chaleurs qui nous attendent jusqu'à la mousson et dont nous sentons nettement les prémices, se départir de nos cheveux superflus nous semble prudent. Opération coiffeur donc pour tous les deux, Marine comptant sur le flot de touristes pour avoir familiarisé la coiffeuse avec les tignasses rebelles. Nous voilà chacun poussant la porte d'un salon, c'est du moins ce qui était écrit sur l'enseigne, et débarquant dans un local faisant simultanément office d'agence de voyage, cybercafé et... coiffeur ! Surpris On ne saurait prétendre que la coiffure de touristes représente la principale activité de cette boutique à en juger par la persévérance avec laquelle ladite coiffeuse s'acharnait sur les mèches de Marine pour tenter de les discipliner et son soupir de dépit devant le résultat ! Gêne

Parmi les préparatifs figure aussi l'acquisition d'un guide d'occasion sur le Myanmar en échange de nos guides sur l'Inde. Bangkok est vraiment l'endroit idéal pour ce genre d'affaires car on y trouve tout ce qu'un touriste peut souhaiter et la concurrence est telle dans ce quartier de Kaosan Road que les prix sont tout à fait intéressants. Roi Nous obtenons d'ailleurs la dernière édition du Lonely Planet en plus de la garantie de reprise à notre retour ! Nous voilà rassurés d'autant plus que nous avons récemment réalisé la rapide obsolescence des guides touristiques avec un Lonely Planet sur la Thaïlande de 1995 et déjà complètement dépassé... Triste Bien sûr, les bonnes adresses sont toujours là mais c'est sans compter sur les nouveautés et surtout sur le fait que les pratiques et les mentalités semblent avoir bien évolué en huit ans...
En effet, alors que dans l'avion pour Bangkok nous lisions le chapitre des mise en garde sur les méthodes peu courtoises et les arnaques aux touristes avec un air entendu de ceux qui commencent à connaître le sujet, nous avons été presque déçus de ne trouver aucun chauffeur de taxi collant ni aucun vendeur agressif depuis notre arrivée. Au contraire il semblerait que les acteurs du tourisme soient passés avec succès à un marketing plus élaboré à coup de "happy hours", rickshaw musical, hôtesses très "pro" et autres innovations au résultat bien plus efficace... Large sourire