30 avril 2005 France France - Paris

Si l'aventure vous tente...

Publier ou pas ses impressions sur Internet. La question n'est pas si anodine que ça. Eric & Marine se la sont longuement posée avant d'entamer leur voyage et la réponse n'a pas été immédiate. Cela représentait pas mal de travail en perspective. Il n'avait pas trop envie de se rajouter les contraintes supplémentaires liées à la tenue d'un journal et l'obligation de se connecter régulièrement sur Internet. L'exposé de leurs pérégrinations en public n'était pas leur objectif prioritaire. Ce voyage était avant tout une aventure intérieure et une expérience personnelle.
Et puis, l'idée a fait son chemin. Ce serait un moyen de communiquer avec la famille, de rester en contact avec les amis. Plus besoin d'envoyer de multiples mails aux uns et aux autres. Garder une trace de ce voyage, un journal. L'écriture serait une contrainte, mais elle obligerait aussi à prendre du recul. Et puis les souvenirs sont si fragiles. Alors vous le verrez peut-être, une fois parti, l'écriture s'est faîte timide au début, un peu discrète. Puis les textes ont pris de l'épaisseur et de l'ampleur. Jusqu'à trouver le rythme du voyage et nous le faire partager. Amour
On ne mesure finalement la richesse de ce que l'on a écrit qu'une fois le voyage terminé. Car la relecture de certains passages souligne à la fois la fragilité de notre mémoire et son heureuse capacité à faire refleurir les souvenirs. C'est alors que ce journal trouve sa véritable dimension et que l'on réalise le prix immense de cette écriture au fil de l'eau.
Et puis Internet, c'est aussi partager. Et l'on est tout surpris de découvrir que ce que l'on écrit peut intéresser d'autres voyageurs passés ou à venir, visiteurs discrets ou qui laissent un commentaire comme trace de leur passage.
Que cela vous donne envie de vous lancer dans cette aventure et de publier à votre tour le récit de votre voyage sur Internet. Voici quelques réflexions pour vous aider à faire le point sur la question:

Accéder à Internet
Gérer ses photos
Ecrire ses articles
Réaliser son site web
Temps passé

Publié par Christophe | Commentaires (1272) | TrackBack (0)
30 juillet 2004 Malaisie Malaisie - Kuala Lumpur

Kuala Lumpur-Paris

Des événements imprévus, des visages nouveaux, la découverte d'une Malaisie inattendue ont rempli sans nous lasser ce mois de juillet. Amour
Le temps s'y sera arrêté et les jours auront bel et bien glissé les uns sur les autres.
C'est quand nous pensons au retour, à la vie en France, que nous éprouvons cette sensation du temps qui avance.
Eh oui, parmi les ruines, dans le désert, au bord de la jungle sans âge et hors du cycle des saisons, nous aurons un peu habité l'éternité.
Il est des pays comme cela, dont la Malaisie, où les saisons diffèrent à peine.
"On ne meurt pas un peu chaque année, comme en Europe à la fin de l'automne.
On perd l'habitude de découper sa vie en petites parcelles pour les recoudre au tic-tac d'une montre.
Seul le contraste des jours et des nuits pourrait attester que la terre n'a pas cessé de tourner." Henri Fauconnier, Malaisie

Mais c'est à nous aujourd'hui de tourner autour de la terre car ce soir l'avion nous ramène à Paris, via Bangkok.
Onze mois pour venir jusqu'ici, un peu plus de onze heures pour rentrer, Ironie
O temps suspend ton vol...

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29 juillet 2004 Malaisie Malaisie - Kuala Lumpur

Juste le temps...

"Il pleut beaucoup en Malaisie, mais on n'y connaît pas de jours maussades. Le ciel exulte, ou pleure à très chaudes larmes.
Souvent, le soir, vers quatre heures, un voile noir bien tendu monte de l'horizon.
Si tendu qu'en passant sur nos têtes il se déchire et s'effiloche.
Alors on entend le vent venir, et la pluie traîne sur les plaines derrière lui comme un vent plus lourd qui gronde.
Tout à coup les stores battent, le toit crépite, l'univers rayé disparaît.
La maison, isolée dans une nappe d'eau mouvante, est comme un sous-marin qui remonterait vite à la surface.
Cela dure une heure ou deux, puis le bas du voile se lève et découvre un soleil irrité.
La terre plus rouge fume, les verdures plus dorées se détachent en masses lourdes, aux contours nets, sur le fond d'outremer du nuage en fuite.
La Malaisie se contente de ce bain presque quotidien, et le reste du temps fait une cure solaire."

Henri Fauconnier, Malaisie

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28 juillet 2004 Malaisie Malaisie - Kuala Lumpur

On s'baladait...

Nous nous en allons découvrir les différents quartiers de la capitale malaisienne : Chinatown, Little India, Colonial District...
Kuala Lumpur a été fondée en 1857 par des mineurs qui avaient trouvé de l'étain sur ce site pourtant peu accueillant qu'ils nommèrent "la confluence marécageuse".
Cela commençait mal car plus de la moitié de ces mineurs périrent de malaria mais le gisement d'étain suffit à attirer une foule importante parmi laquelle figuraient d'ambitieux Chinois.
En 1881, cette désormais grosse ville fut entièrement détruite par un incendie avant d'être reconstruite pour devenir la capitale de la nouvelle fédération des états malais à partir de 1896.
Aujourd'hui, cette ville n'est certes pas dénuée de charme grace à une architecture variée -quelques vieilles maisons bourgeoises au milieu des gratte-ciel, des mosquées, temples hindous ou chinois- et une population d'origines très diverses. Respect
Pourtant nous sommes vite abrutis par le traffic et la pollution dans cette ville qui n'est résolument pas faite pour les piétons. Triste
Il faut aussi bien avouer que nous n'avons pas vraiment l'esprit à faire du tourisme et pensons déjà trop au retour.
Alors nous errons un peu dans chacun des quartiers, profitant une dernière fois de l'ambiance, des gens et de la cuisine locale...

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27 juillet 2004 Malaisie Malaisie - Kuala Lumpur

Arrivée à Kuala

Il ne nous reste plus que quelques petites heures avant de devoir quitter Bornéo en direction de Kuala, notre dernière étape. Triste
Nous flânons une dernière fois dans les rues de Miri, peuplées de sourires bienveillants.
Bien sûr, à peine arrivés à Kuala, l'atmosphère de cette grande ville nous prend un peu à la gorge : pollution, foule, prix élevés... l'isolement sauvage de Bornéo nous semble déjà loin !
Et puis après le grand hôtel de Labuan et les vues sur la campagne, nous voilà de nouveau enfermés dans un cube sans fenêtre.
Disons que cela facilitera notre départ... Clin d'oeil

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